Meursault
Meursault © e_calamar

Autour de Nuits-Saint-Georges, l'onde de choc est telle, qu'aujourd'hui le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne devrait se réunir pour envisager une éventuelle action en justice contre Labouré-Roi, l'un des principaux négociants en vin de la région qui, selon le procureur de la République de Dijon, n'y a pas été de main morte en matière de fraude.

Tout d'abord, il est reproché à cette entreprise d'avoir coupé les vins ; en clair, d'avoir mélangé des vins de Bourgogne avec de vulgaires vins de tables et d'avoir vendu le tout avec une belle étiquette présentant le contenu comme étant un prestigieux vin bourguignon. Une magouille qui porterait sur 500 000 bouteilles et sur la coquette somme de 2,7 millions d’euros.

L'entreprise aurait été, selon le procureur, encore plus loin, en maquillant des millésimes. En clair, le négociant n'avait plus de Meursault 2008 en stock, alors pour répondre malgré tout à la demande, il a apposé des étiquettes 2008 sur des vins produits en 2010. Là encore, une fraude qui porterait sur un peu plus d'un million de bouteilles.

Sans rire, les dirigeants de l'entreprise ont reconnu les faits, mettant cela sur le compte d'erreurs matérielles et informatiques. Une explication qui, dans le monde du vin, n'a convaincu personne. Un monde du vin où l'on évoque plutôt une fraude organisée et structurée.

Une chronique de Philippe Lefebvre

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