Les laboratoires pharmaceutiques ont une méthode efficace pour éviter les poursuites civiles et pénales aux Etats-Unis : verser des sommes d'argent faramineuses.__

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Dernier exemple en date : Glaxosmithkline, le quatrième laboratoire au monde. La firme britannique a conclu l'accord le plus cher à ce jour entre un laboratoire et l'état fédéral américain : 3 milliards de dollars pour que les autorités arrêtent de fouiller autour de ses pratiques de marketing notamment sur son anti-diabétique Avandia.

L'Avandia est autorisé depuis 1999 aux Etats-Unis et en Europe de 2000 à 2010. Il est dangereux, plusieurs études l'ont montré : risque élevé de problèmes cardiovasculaires, attaques cardiaques et attaques cérébrales... On parle de plusieurs dizaines de milliers de victimes. Les autorités américaines accusaient Glaxo d'avoir manipulé des études scientifiques, d'avoir payé et intimidé des médecins pour promouvoir l'Avandia. Certains dirigeants auraient pu être condamnés à des peines de prison dans cette enquête. Mais avec cet accord, ce risque part en fumée.

Avant Glaxosmithkline, il y a eu Pfizer, en 2009, qui avait acheté sa tranquillité en versant 2,3 milliards de dollars dans l'enquête sur son anti inflammatoire Bextra.

Une chronique deValérie Cantié

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