Gogos
Gogos © Radio France / Pascal \o/

La gogozite aigüe, c'est une de ces maladies saisonnières qui frappe soudainement les cours de récréation sans que l'on s'y attende vraiment (enfin nous, les parents), mais qui est le résultat d'un habile matraquage des fabricants de jouets.

Dans le même genre, nous avons eu ces dernières années les sympathiques « Chlingueurs », personnages dégageant des odeurs nauséabondes et qui ont été interdits dans bon nombre d'écoles. Nous avons eu les bracelets à mémoire de forme et maintenant, ce sont les « gogos », des personnages nés à Hong Kong, à mi-chemin entre les osselets et les extra-terrestres.

Selon l'importateur français (qui n'est autre que la filiale jouets de TF1), ils seraient inspirés des jeux de la Grèce antique où les enfants, parait-il, s'amusaient avec des osselets de pieds de moutons. Ca n'a pas l'air comme ça, mais acheter ces petites figurines à 1 euros 50 le sachet de 3, nous rapprocherait, nous et nos enfants, de l'Antiquité. Avouez que c’est énorme !

Apparemment, aujourd'hui, 250 millions de ces petites figurines multicolores circuleraient dans le monde. On joue avec, les règles sont assez floues et changent en fonction des écoles, on les collectionne, on les échange.

Si, en France, TF1 se garde bien de nous donner le moindre chiffre de vente, on nous annonce en revanche la sortie prochaine de vêtements, de livres et d'accessoires aux couleurs des gogos. Mais rassurez-vous, comme toutes les modes, celle des gogos ne devrait pas durer.

Une chronique dePhilippe Lefèbvre

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