Opération Fais-nous rêver (APELS)
Opération Fais-nous rêver (APELS) © APELS /

C’est tout le combat de l’Agence pour l’Education par le Sport (APPELS) créée en 1996 et qui tient actuellement son forum à Reims. Cette association, qui se définit elle-même comme « militante », s’est fixée comme objectif de favoriser l’éducation et l’insertion par le biais du sport, en particulier dans les quartiers difficiles.

Elle défend l’idée que le sport est « social et citoyen » et qu’il peut s’inscrire dans un projet collectif d’éducation et d’insertion sociale et professionnelle. L’idée est généreuse, mais elle ne va pas forcément de soi.

Dans une étude menée avec le soutien du Comité Ministériel pour la Ville (CIV), un groupe de chercheurs a mis en évidence le peu d’implication des clubs sportifs dans les réalités sociales des quartiers où ils sont pourtant implantés. Seule une minorité de ces clubs, souvent dirigés par des passionnés combatifs, cherche à utiliser le sport comme un outil d’apprentissage de compétences sociales et professionnelles.

C’est précisément pour faire bouger les choses que l’Agence a lancé, toujours avec le soutient du CIV, une expérimentation nationale intitulée « Pour une politique d’éducation par le sport dans les quartiers populaires ». Il s’agit de faire émerger, d’ici 2013, dans une dizaine de villes telles Aubervilliers, Calais ou Sarcelles, des projets qui visent globalement à mettre sur pied des politiques publiques d’éducation par le sport.

Le sport, dont le fondateur de l’Agence, Jean-Philippe Acensi, dit volontiers qu’il ne doit pas servir qu’à faire des champions.

Une chronique de Christian Bauby

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