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école © Radio France

Non. Il y a des disparités très importantes avec, d'un côté, les écoles pauvres, et de l'autre, les écoles riches. Cet écart remet en cause le principe d'égalité entre les écoliers.

Pour comprendre ces disparités, rappelons que l'Etat prend en charge la formation et la rémunération des professeurs. Les communes, elles, ont en charge l'équipement, les bâtiments, le matériel scolaire ou encore les sorties pédagogiques. Les différences entre écoles riches et écoles pauvres sont dues aux capacités de financement des villes et au bon vouloir des politiques municipales.

Conséquence : les écarts de crédits scolaires peuvent varier de 1 à 10 entre les écoles, de 13 euros par an et par élève jusqu'à 130 euros par an et par élève. Le phénomène touche les écoles rurales et urbaines.

Les programmes demandent par exemple de maîtriser l'informatique à la fin du CM2, sauf que l'Etat n'aide pas les communes à s'équiper en ordinateurs. Les enseignants doivent se débrouiller. Ils demandent par exemple aux parents de faire don de leur vieil ordinateur. Comment, dans ces conditions, avoir l'école du XXIème siècle, une école qui offre aux élèves les mêmes moyens pour réussir leur scolarité ?

Le Syndicat des enseignants du primaire et l'Association des maires ruraux de France souhaitent ouvrir un débat public pour redéfinir les responsabilités et les charges entre communes et Etat.

Une chronique d' Emmanuelle Daviet

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