Ce n'est pas la bonne période, d'après les scientifiques, même si les reines frelons se réveillent et commencent à construire leur nid. Elles sont les seules avoir survécu à l'hiver. Les mâles et les ouvrières sont morts.

Frelon asiatique
Frelon asiatique © el chip

Certaines reines sont fécondes et peuvent donner naissance à une colonie ; d'autres sont stériles et vont mourir. Les troisièmes sont les belligérantes, des guerrières qui détruisent le nid des autres. Autant les laisser faire !

Le frelon asiatique a été introduit accidentellement avant 2004 dans le Lot-et-Garonne. Il progresse vers le Nord à raison de 100 km par an et l'espèce a colonisé la moitié du territoire métropolitain.

L'expérience montre que détruire les reines aujourd'hui ne diminue pas le nombre de nids. Mieux vaut attendre le mois de juillet, en fin de journée, lorsque les frelons rentrent pour la nuit.

Les entomologistes s'inquiètent d'une nouvelle dérive : le piégeage non sélectif, avec des pièges sommaires comme la bouteille remplie d'eau sucrée qui laisse entrer l'insecte et l'empêche de sortir.

L'expérience menée en 2010 par le Muséum national d'Histoire naturelle est édifiante : sur 124 000 bestioles capturées, il n'y avait que 1 600 frelons. Les autres étaient des insectes inoffensifs et utiles à la pollinisation avec, parmi eux, des papillons.

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Une chronique de Nathalie Fontrel

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