Petit panda
Petit panda © Radio France / Mariel Bluteau

Après l'accueil triomphal réservé à Rondouillard et Joyeuse, poser cette question ne relève pas forcément de la provocation. En publiant une étude sur le sujet de la conservation des espèces, un chercheur canadien vient de lever le tabou. Il a posé deux questions à près de 600 biologistes:

  • Faut-il tenter de sauver toutes les espèces en danger ?

  • Faut-il procéder à une sélection parmi celles que l'on souhaite protéger ?

En somme, qui du panda, du rhinocéros blanc ou de l'abeille est prioritaire, à l'heure où les crédits pour la sauvegarde de la biodiversité se raréfient ? Les réponses qu'il a obtenues sont très variées. Elles montrent que les scientifiques sont loin d'être d'accord sur ce sujet.

Le panda, par exemple, est certes, un animal catalogué "en danger", mais il y en a 3.800 sur la liste des espèces menacées avant lui. Alors pourquoi serait-il donc prioritaire ? Parce qu'il n'en reste que 1.600 à l'état sauvage ? Parce qu'il se reproduit difficilement ? Pourquoi ne pas privilégier les espèces utiles à l'homme, comme celles qui pollennisent par exemple ?

Pour Joyeuse et Rondouillard, le zoo de Beauval consent un investissement qu'on dit de 10 millions de dollars sur 10 ans. Disproportionné ? Le zoo fait valoir que l'argent récolté via les entrées générées par le sympathique animal ira à la préservation des zones d'habitat naturel du panda en Chine et donc d'écosystèmes complets.

En plus, bien sûr, de tous les efforts entrepris pour obtenir du couple des petits… Si toutefois ils veulent bien y consentir.

Une chronique deSophie Bécherel

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