Beaujolais nouveau
Beaujolais nouveau © vabellon

Parler du Beaujolais nouveau, c'est forcement s'attirer beaucoup d'ennuis. Si vous en dites du mal, vous serez crucifiés par les thuriféraires du beaujolpif qui n'ont que « tradition » et « goût de fruits rouges ou de banane » à la bouche. En dire du bien, c'est faire le jeu de marketing pinardier qui confond le travail de la vigne avec la mallette du petit chimiste

Soyons clairs : j'ai du mal avec ce vin qui me laisse totalement insensible, mais qui me laisse aussi un furieux mal de crâne après le premier et unique verre que je m'accorde chaque année.

J’ai du mal, aussi, avec les producteurs dont le plus célèbre d'entre eux fut condamné par la justice pour avoir bricolé des vins.

J'ai du mal, enfin, parce que tout ce barnum qui rapporte encore gros à des industriels de la piquette, masque le travail énorme de femmes et d'hommes de la vigne qui, dans le Beaujolais, élaborent avec amour des vins comme le Fleury, le Morgon, le Brouilly le Juliénas, le Moulin-Avant ou encore le Saint-Amour. Des vins éclatants et qui ne laissent pas indifférent lors d'un dîner entre copains.

Des Vignerons, enfin, qui font parfois aussi du Beaujolais nouveau, mais qui n'a rien à voir avec ce que l'on va vous vendre ces jours-ci par palettes entières dans les grandes surfaces.

Bref, j'aimerais bien qu'il existe en France comme c'est le cas depuis quelques années au Québec une fête du Beaujolais pas nouveau, qui nous incite à redécouvrir les vins du Beaujolais : les vrais !

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Une chronique dePhilippe Lefebvre

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