Médicament
Médicament © sante.planet.fr

A l'heure où la polémique enfle autour du projet de taxer les mutuelles, où l’on entend plutôt des commentaires du genre : « c'est scandaleux de s'attaquer aux remboursements de santé », se poser la question d'en avoir ou pas n'est pas du plus politiquement correct. C'est pourtant celle que pose franchement un professeur de médecine de renom, le professeur Laurent Sedel, ancien chef du service de chirurgie orthopédique à l'hôpital Lariboisière, à Paris, dans le courrier des lecteurs du journal Le Monde .

Il soutient que si l'on a un problème de santé grave et/ou chronique, il sera de toute façon pris en charge à 100% par la Sécurité sociale dans le cadre des affections de longue durée. Pour les autres maladies, plus bénignes, le remboursement par les mutuelles est très variable, écrit Laurent Sedel. Certaines refusent de couvrir des dépassements d'honoraires, d'autres se font prier pour payer les appareils auditifs ou les soins dentaires. Ce qui sort de la poche du patient sans être remboursé du tout, ce qu'on appelle « le reste à charge », peut être très important.

Autant, expose le chirurgien, se composer un petit bas de laine, c'est-à-dire mettre sur un compte ce que coûte la mutuelle. A l'arrivée, c'est le patient qui sera largement gagnant, affirme-t-il. Discutable ? A vous de faire vos comptes !

Une chronique de Danielle Messager

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