Schiste
Schiste © Radio France

Non. La loi prévoit de les abroger si les pétroliers déclarent utiliser la technique de fracturation hydraulique. Les gaz et huile de schiste sont disséminés dans la roche. Pour les extraire, il faut creuser un puits vertical, puis des forages horizontaux dans lesquels on injecte de l'eau sous pression mélangée à du sable et des produits chimiques, pour fracturer la roche.

La loi a interdit cette technique parce qu'elle est jugée trop polluante.

Mais les pétroliers ont trouvé la parade : ils ont tout simplement déclaré poursuivre leurs recherches avec des forages conventionnels. Les permis ne sont donc pas abrogés. Total se justifie : nous voulons conserver notre permis d'exploration attribué en mars 2010 pour une durée de cinq ans. D'ici là, les entreprises espèrent trouver d'autres techniques pour explorer et exploiter les gisements. D'ici là, elles espèrent aussi que la réglementation aura évolué ; ce qu'une loi interdit, une autre loi peut l'autoriser. Les pétroliers cherchent donc à gagner du temps, tout en rappelant la dépendance énergétique de la France : elle dépense 46 milliards d'euros par an pour ses importations d'hydrocarbures. Du côté des populations concernées par les permis, la mobilisation ne faiblit pas. Avec ou sans fracturation, elles ne veulent pas d'exploration.

Une chronique de Nathalie Fontrel

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