L'association Générations futures répond « oui » après avoir mené son enquête.

Zéro résidu de pesticides dans les fruits et légumes bio analysés, contre 37 dans les conventionnels : c'est le principal enseignement de l'étude comparée menée par Générations Futures. L'association a confié la détection des molécules chimiques à un laboratoire belge reconnu et certifié. Les aliments soumis étaient tous achetés en supermarché. Ni viande, ni poisson, ni laitage, car ils ne contiennent pas de pesticides comme l'avait révélé une première étude l'an passé, mais des aliments qu'on est susceptible de manger dans une même journée : du pain, du jus de pomme, de la laitue, des tomates, des haricots verts, du riz et pour les fruits, des citrons et clémentines.

A l'arrivée, un résultat sans appel en faveur du bio. Ces aliments contenaient 233 fois moins de résidus de pesticides que ceux issus de l'agriculture classique.

La méthodologie utilisée par l'association n'a pas grand chose à voir avec celle d'un laboratoire public type INRA ou une agence sanitaire comme l'ANSES, tout simplement pour des questions de coût. Il aurait fallu multiplier le nombre de tests par vingt.

Elle a toutefois le mérite de donner une indication sur la présence de pesticides dans le bio que l'on dit parfois contaminé ou peu contrôlé, quand il n'est pas tout simplement raillé, comme ce fut le cas après l'épidémie à la bactérie Echerichia Coli en Allemagne, en mai dernier.

L'autre signe positif, c'est qu'on ne mange pas n'importe quoi : 400 pesticides ont été recherchés et même dans les produits non bios, seuls 37 ont été retrouvés.

Une chronique d e Sophie Bécherel

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