Chauve-souris
Chauve-souris © Julie

Oui si l'on en croit le travail de grande ampleur réalisé par une équipe internationale de scientifiques. Les chauves-souris ont été étudiées pour les virus dont elles sont les hôtes. Sur tous les continents du Monde, des virologues ont étudiés plus de 10 000 échantillons d'animaux dont près de 90 espèces différentes de chauves-souris.

Dans leur sang et leurs organes, ils ont découvert des agents infectieux en grand nombre, dont certains inconnus jusque là, mais appartenant tous à la même famille : les paramixovirus, responsables, entre autres, de la rougeole et des oreillons.

La phylogénie, c’est-à-dire l'arbre généalogique des espèces, a permis de déterminer que ce sont les chauves-souris et non les autres animaux qui ont diffusé ces pathogènes au cours des millénaires.

Une question se pose alors : a-t-on une chance d'éradiquer des maladies comme la rougeole ou les oreillons dans le monde ? Car à partir du moment où il reste un réservoir du virus, en l'occurrence chez les chauves-souris, les chances diminuent grandement

Autre inquiétude : la découverte récente de deux pathogènes émergents, Hendra et Nipa, toujours chez les chauves- souris, responsables d'une épidémie d’encéphalites mortelles. C'était en Australie et en Asie. Il n'y a pas eu d'autres cas humains ailleurs sur Terre, mais les chercheurs ont découvert que chez des chauves-souris au Gabon et au Ghana, ces deux virus étaient fortement présents.

Une chronique de Sophie Bécherel

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