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Texto © _Tophee_

Pour les kinésithérapeutes, ce sont des patients d'un nouveau genre : ils sont jeunes, plutôt en bonne santé, mais atteints d'un mal en passe d'accéder au statut d'épidémie. Les Britanniques l'ont d'ailleurs déjà baptisé le « text neck » pour « douleur au cou liée au texto » et le « text thumb injury » pour les douleurs du pouce. Le pouce qui, à force d'une utilisation intempestive sur les téléphones portables et autres tablettes numériques, voit ses tendons s'inflammer.

Ce n'est pas une blague ! Cela peut être très invalidant et nécessiter un repos complet pendant des semaines. Les kinés britanniques ont mené l'enquête et découvert qu'au lieu de servir converser par la voix, leurs compatriotes utilisaient surtout leur téléphone pour les textos, les tweets et pour vagabonder sur Internet, jusqu'à deux heures par jour pour 44% des sondés et jusqu'à quatre heures pour 18% des interrogés !

Or, notre corps n'a pas évolué depuis des millénaires pour ce type d'usage frénétique d’un minuscule clavier, la tête baissée vers l'écran magique et hypnotique. D'où ces contractures, ces douleurs qui se développent.

Le poids de la tête, habituellement supporté par toute la colonne vertébrale, se trouve désaxé ; le poids ressenti est beaucoup plus lourd.

Conclusion : pour éviter les douleurs, il faut, comme sur la route, faire des pauses, s'étirer, bailler et surtout, se souvenir qu'homo sapiens est la seule espèce animale dotée d'un langage parlé pour communiquer. Alors pourquoi s'en priver ?

Une chronique deSophie Bécherel

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