Hôtel de la Marine (Paris)
Hôtel de la Marine (Paris) © Bernardo Achirica

La question fait débat, mais pour les historiens Pascal Blanchard et Benjamin Stora, pour la politologue Françoise Vergès, tout comme pour l’écrivain Patrick Chamoiseau, la réponse est totalement positive.

Le projet est à la foi d’une grande simplicité et d’une ambition folle : comment faire en sorte que tous ceux qui ont fait l’histoire de la France, mais qui s’en sentent souvent exclus, puissent être représentés, rassemblés, dans la perspective d’un échange ?

La réponse tient dans ce lieu unique qui permettrait à chacun de « trouver sa place dans le grand récit national » selon la formule de Pascal Blanchard.

Opposés à la création de musées mémoriels par communauté, les signataires de ce manifeste pensent au contraire qu’un musée des histoires coloniales pourrait faire dialoguer les récits de l’esclavage et de son abolition. Ceux des harkis, des pieds noirs et de l’indépendance de l’Algérie, comme celui de la guerre d’Indochine, des bagnards ou des travailleurs immigrés.

Pour Pascal Blanchard et tous qui soutiennent ce projet, l’Hôtel de la Marine, place de la Concorde, à Paris, serait l’espace idéal pour la création d’un tel lieu d’histoire.

Une histoire dynamique à destination du grand public, à l’image ce qui se fait au quai Branly ou de ce que les Américains sont en train de réaliser avec leur musée de la culture afro-américaine.

Les promoteurs de ce musée des histoires coloniales rêvent d’en faire le grand projet culturel du quinquennat. Ils espèrent avoir trouvé dans le premier gouvernement de François Hollande une oreille attentive. La nouvelle Garde des Sceaux, Christiane Taubira, est d’ailleurs signataire de l’appel.

Une chronique de Christian Bauby

Les liens

Manifeste pour un musée des histoires coloniales (Libération.fr)

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