livres
livres © Fotolia / Felinda

C'est peut-être la question que vous vous êtes posée hier en découvrant les livres déposés au pied du sapin. Et c'est en lisant l'essai de Normand Ballargeon que vous trouverez la réponse.

Le titre de son livre, Liliane est au lycée , est inspiré par une de ses amies qui, enfant, n'avait pas bien compris le titre de l'œuvre dont parlait l'enseignant : L'Illiade et l'Odyssée , d'Homère, devenu, donc "Liliane est au lycée".

Professeur de philosophie au Québec, Normand Baillargeon constate qu'en France, être cultivé est un signe de distinction, mais être surpris en flagrant délit de carence de culture générale vous discrédite impitoyablement et suscite l'hilarité ou l'indignation. Et de citer pour exemple Frédéric Lefebvre ets son inénarrable livre préféré : Zadig et Voltaire ", confondu avec une célèbre marque de vêtements.

Pour Normand Baillargeon, la culture générale est paradoxalement revendiquée, mais aussi frappée de grande suspicion.

L'universitaire rappelle les charges que l'on peut opposer à l'idée de culture, car si elle libère, elle peut aussi devenir un instrument de pouvoir et de domination.

Le philosophe défend ensuite avec vigueur les vertus de la culture, qui transforme profondément la personne qui la possède : « le savoir, l'éducation, peuvent donner des idées de liberté et de changement et le courage de lutter pour elles ».

Une chronique d'Emmanuelle Daviet

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.