Chambre hôpital Pompidou, Paris
Chambre hôpital Pompidou, Paris © regis frasseto

C'est vrai qu'on peut sérieusement se poser la question, car on assiste à une hausse régulière des tarifs pratiqués et par les hôpitaux, et par les cliniques conventionnées.

Jusqu'alors, les mutuelles remboursaient sans trop discuter les suppléments pour chambre individuelle, mais les prix explosent. Il faut savoir qu'aujourd'hui, on peut même faire payer un box, ce qui n'est quand même pas une chambre, pour un soin ambulatoire pour la journée.

Le coût d'une chambre individuelle est en moyenne de 60 euros, mais peut être plus élevé. La Mutualité française a donc décidé de réagir et pour freiner cette dérive, elle a engagé des négociations région par région, avec les établissements de santé, pour faire baisser les tarifs. Elle y est arrivée, avec une baisse en moyenne de 10%.

Encore faut-il que les patients aient une mutuelle. Un exemple rapporté par le Canard enchaîné : au CHU de Clermont-Ferrand, dans les services neufs, 98% des chambres sont individuelles. Du coup, on facture systématiquement la nuit. Et tant pis pour ceux qui n'ont pas de mutuelle et qui auraient pu aussi bien partager une chambre ; on ne leur demande pas leur avis.

A noter, toutefois : la chambre individuelle n'est pas taxée dans de nombreux cas -entre autres quand il s'agit d'une hospitalisation en urgence, en réanimation ou pour les bénéficiaires de la CMU.

Une chronique de Danielle Messager

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