Benoit XVI
Benoit XVI © Ammar Abd Rabbo

Ce sera l'image du jour : trois cents évêques, pasteurs, imams, rabbins et moines bouddhistes invités par Benoît XVI pour une journée de prière pour la paix. Mais le Pape n'a pas toujours été un fervent défenseur de ce dialogue avec les autres religions. Quand Jean-Paul II organise, en 1986, les premières rencontres d'Assise, celui qui s'appelait encore Joseph Ratzinger et qui était numéro deux du Vatican avait même refusé de participer au rassemblement. Il redoutait des risques de « syncrétisme », autrement dit de mettre toutes les religions sur le même plan.

Pourquoi le Pape a-t-il fini par organiser de nouvelles assises ? Trois facteurs ont joué.

D'abord le contexte géopolitique avec la montée des fondamentalismes religieux de tous bords : musulmans, juifs, évangéliques ou encore catholiques.

Deuxième point : après avoir béatifié Jean-PauI II, Benoît XVI est comme tenu d'être fidèle à l'héritage de son prédécesseur.

Enfin, selon Christian Terras, rédacteur en chef de la revue catholique-progressiste Golias , il y aurait la volonté de faire oublier ce que l’on appelle la « gaffe » de Ratisbone, allusion au discours de 2006 dans lequel Benoît XVI avait présenté l'Islam comme une religion de la violence.

Une chronique de Laëtitia Saavedra

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