Non, selon les chiffres de la Fédération des Autonomes de Solidarité. Avec 500 000 adhérents, cette fédération assure la protection juridique de la moitié des enseignants français et possède donc une bonne vision des conflits à l'école. Elle constate non pas une aggravation des actes, mais plutôt une évolution de ce que l'on appelle « les phénomènes de micro-violence ».

L'an dernier, 5.000 dossiers ont été traités pour résoudre des conflits entre profs, élèves et parents d'élèves, des petits faits du quotidien qui, lorsqu'ils deviennent récurrents, peuvent générer du mal-être chez l'enseignant. La moitié des dossiers traités concerne des insultes, des menaces, des actions portant atteinte à la réputation de l'enseignant avec lettre anonyme adressée à l'inspecteur, tracts diffusés auprès des parents d'élèves.

Phénomène nouveau : l'usage débridé des réseaux sociaux qui deviennent des défouloirs pour dénigrer son prof.

La fédération met alors en place un médiateur pour récréer du lien entre enseignants, élèves et parents d'élèves qui ne savent plus se parler.

Dans les situations les plus graves, des avocats interviennent, mais globalement la fédération se dit peu favorable à une judiciarisation des difficultés qui se posent dans les relations éducatives.

Une chronique d'Emmanuelle Daviet

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