Vous savez, c'est ce nœud dans le ventre, qu'on a tous eu un jour ou l'autre. Sauf que pour certains élèves, c'est un triple nœud, qui se traduit par des angoisses terribles à l'idée de retourner en classe. Ca se manifeste par des maux de tête, mal au ventre, une peur panique au moment d'entrer dans l'école…

Dans les cas extrêmes, on parle de phobie scolaire. 2% des élèves de primaire et de collège sont concernés. C'est tout de même 200 000 enfants ! Et c'est souvent au moment d'entrer au CP ou en 6ème. Ces changements importants peuvent aussi générer, tout simplement, de l'angoisse.

Les parents ont alors un rôle à jouer avant la rentrée, en préparant doucement les enfants à l'idée de retourner en classe. Pour les plus petits, la lecture de livres sur le sujet est une bonne chose.

Et puis, le jour J, les enseignants ont aussi toute une palette d'astuces pour rassurer. Par exemple, le professeur va proposer des exercices faciles pour ne pas mettre en difficulté des élèves déjà stressés. Il va aussi, en primaire, privilégier l'éducation physique et sportive ou le chant, qui permettent de se relâcher au niveau du corps.

L'anxiété n'est pas seulement liée à une difficulté de séparation avec les parents, mais, de plus en plus, à des causes externes : un changement d'école, une difficulté avec des camarades ou des incidents comme le racket ou la violence. D'où l'intérêt de dire aux enfants qu'il faut parler. C'est le meilleur moyen de dénouer les angoisses.

Une chronique deSonia Bourhan

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.