Mariage, union
Mariage, union © hellolapomme

Si la pratique n’a hélas pas complètement disparu, elle est en fort recul. Selon une étude de l’INED et de l’INSEE, 9% des femmes immigrées âgées de 51 à 60 ans ont été mariées contre leur gré et 13% ont vécu une situation où leur consentement a pu se trouver altéré, c'est-à-dire qu’elles ont subi de fortes pressions de la part de l’entourage familial.

Dans la plupart des cas, ces unions ont été conclues dans le pays d’origine, avant la migration en France.

Chez les femmes plus jeunes, âgées de 26 à 30 ans, la proportion de mariages contraints est nettement inférieure : 2% de mariages forcés et 7% avec un consentement vraisemblablement altéré. Ces pratiques sont encore plus marginales chez les filles d’immigrés.

Selon les auteurs de cette étude, le mariage non consenti va souvent de paire avec la faiblesse du niveau d’instruction des parents et des femmes concernées.

Néanmoins, il faut tout de même noter que 30% des immigrées et un quart des filles d’immigrés mariées contre leur gré avaient des parents bacheliers ou diplômés du Supérieur. Il s’agit souvent, dans ces cas-là, de régulariser une situation mal vécue par la famille : le concubinage voire une grossesse.

Mais quelles que soient les raisons qui ont poussé à ces mariages contraints, ils finissent dans près de 7 cas sur 10 par un divorce.

Une chronique de Christian Bauby

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