Présidents américains sur le mont Rushmore
Présidents américains sur le mont Rushmore © Art History Images

A cause du syndrome de Descartes, estime Nicolas Guéguen, l'un des rares chercheurs français à travailler sur l'influence du comportement. C'est ainsi qu’il appelle notre réticence à trouver sérieuses les études en psychologie comportementale. On leur préfère et de loin, l’analyse sémantique.

Aux Etats-Unis, c'est tout le contraire : des partis politiques dépensent des fortunes pour étudier le pouvoir de séduction d'un candidat, l'impact de sa taille, de sa calvitie ou le diamètre de sa pupille.

Le programme politique ne fait pas tout au moment de déposer son bulletin dans l'urne.

C'est ainsi que sur 46 des 55 élections présidentielles américaines, il a été montré que dans 59% des cas, le vainqueur était plus grand que son adversaire.

Des scientifiques ont aussi modifié par ordinateur les traits des candidats sur Bill Clinton, Ronald Reagan ou John Kennedy.

Avec des traits plus enfantins, c’est-à-dire avec lèvres plus charnues et un visage plus poupon, ces présidents ont été perçus comme plus honnêtes et plus attirants. Ils ont en revanche perdu en pouvoir et en dominance, des traits de caractère associés à un menton carré, des lèvres minces et des arcades sourcilières marquées.

Quant au timbre de la voix, analysé lui aussi, il a été prouvé que la dominance sociale est associée à une fréquence sous les 500 hertz, autrement dit une voix grave.

Et le patronyme ? La couleur des cheveux ? Là encore, ils ont été passés au crible.

L'article complet de Nicolas Guéguen est à lire dans la revue Cerveau & Psycho .

Une chronique de Sophie Bécherel

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