Béton
Béton © Antman /

Parce qu'ils grignotent les terres agricoles. En France, 90% des sols artificialisés depuis dix ans se sont étalés sur des terres où, hier, poussaient des céréales et des légumes. L'urbanisation et les infrastructures de transport provoquent la perte de quatre millions de tonnes blé chaque année en Europe, c'est la Commission européenne qui l'affirme.

Le béton, le bitume, dévorent les cultures.

Mais c'est ne pas leur seul défaut. Ils imperméabilisent les sols : l'eau de pluie ne peut plus s'infiltrer vers les nappes phréatiques et en cas de pluie torrentielle, les pluies se chargent en polluants et vont empoisonner les rivières. A condition, évidemment, qu'il y en ait, sinon, elles dévalent les voies routières et vont inonder les villes.

Bitume et béton agissent aussi sur la température : ce sont des radiateurs. Ils emmagasinent la chaleur pendant la journée, la restituent le soir. Ils constituent ce qu'on appelle des « ilots de chaleur urbains ».

Selon les saisons, la température peut être de dix degrés supérieure en ville par rapport à celle de la campagne. D'ailleurs, on a constaté que le printemps était plus précoce en ville.

Mais il faut bien se loger, me direz-vous. Le problème, c'est que les prix exorbitants des loyers en ville poussent les urbains de plus en plus loin. La ville continue de grignoter la campagne.

Une chronique de Nathalie Fontrel

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