Le 11 mars 2017 est organisée la 12e Nuit de la chouette. L'occasion d'en savoir plus sur ces animaux de la nuit.

Hibou
Hibou © Getty / Daniel Hernanz Ramos

Avec des animations qui se dérouleront tout au long de la semaine, la 12e Nuit de la chouette, à l'initiative de la LPO (Ligue de Protection des oiseaux - dont Allain Bougrain-Dubourg est le président, N.D.R) et de la Fédération des parcs naturels régionaux, aura lieu le samedi 11 mars 2017. Au programme, une multitude de conférences, d'expositions et surtout de sorties nocturnes qui permettront de se familiariser avec les rapaces nocturnes, bien sûr, mais aussi toutes les espèces qui caracolent de nuit du type renard, chauve-souris ou encore batraciens. En voici quelques exemple.

On commence par la chevêche d'Athéna

C'est une petite chouette d’environ 22 cm pour 160 grammes qui peut se montrer active durant la journée et qui vit à proximité ou dans les villages. Les grecs antiques avaient beaucoup de respect pour elle puisqu'elle incarnait la déesse de la science et de la sagesse. Chez nous, elle a beaucoup souffert : on la tuait pour la clouer sur les portes des granges pour conjurer le sort..

La chouette hulotte

C'est peut être la plus connue parce que c'est son chant que l'on met souvent dans les films pour illustrer la nuit et le suspens. En réalité, elle est plutôt forestière. On la retrouve partout dans l'hexagone, sauf en Corse et elle a un menu très varié : insectes, lombrics, musaraignes, batraciens, avec une préférence pour les campagnols, les mulots et les taupes. A noter que, comme tous les rapaces nocturnes, elle peut tourner la tête jusqu'à 270°, c'est à dire qu'elle voit ce qui se trouve dans son dos..

L’effraie des clochers

On la surnomme aussi la dame blanche en raison de son plumage gris blanc teinté de roux et surtout de sa tête en forme de cœur. C'est une chouette qui chasse principalement à l'ouïe, à l'écoute. Et c'est ainsi qu'elle capture beaucoup de musaraignes qui se manifestent souvent par des petits cris aigus. Mais le plat principal reste les campagnols et les mulots. Elle a une particularité : pour séduire et fidéliser la femelle, le mâle lui dépose des proies près du nid avant la ponte.

Le grand duc

C'est le plus grand des rapaces nocturnes d'Europe, celui qui a été le plus persécuté, le plus réintroduit et qui est aussi le plus « super prédateur ». Il a droit à tous les superlatifs ! Pour le caractériser, il a une hauteur de 60 à 70 cm et peut peser pas loin de 3 kg avec une envergure dépassant les 1m 50. C'est le roi de la dératisation avec un goût prononcé pour les surmulots, mais il capture également des hérissons qu'il écorche souvent pour éviter les piquants.

A l'opposé, on trouve le petit duc

20 cm de haut et moins de 100 grammes sur la balance. Il habite essentiellement le sud de la Loire et chasse à l'affut en tentant d'attraper des criquets, des grillons, des sauterelles, mais aussi des petits oiseaux et des campagnols ainsi que des lézards. En principe, le couple est fidèle et on a constaté qu'il pouvait faire près d'une centaine d'allers et retours en une seule nuit pour ravitailler les jeunes.

Tous ces rapaces ont beaucoup souffert

Les 9 espèces de rapaces qui vivent en France ont longtemps été persécutés parce qu'on les considérait comme les messagers de la mort ou comme des nuisibles. Ils ont également souffert des pesticides ou, tout simplement, des collisions avec les voitures et on peut dire que, si la situation a été critique pour certaines espèces, comme le grand duc, aujourd'hui ça va mieux. Il faut peut-être quand même rappeler qu'ils sont intégralement protégés par la loi depuis 1972.

►►► EN SAVOIR PLUS | Le programme de la 12e Nuit de la chouette

Dans l'actualité cette semaine, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) interpelle les candidats à la présidentielle

Cette fondation hautement respectable, puisqu'elle rassemble notamment le CNRS, l'INRA, le Muséum National d'Histoire Naturelle, et bien d'autres établissements publics, rappelle que 30 % des réserves mondiales de poissons sont surexploités, que 5 milliards d'euros de frais de santé pourraient être économisés si l'on se tournait davantage vers la nature. En un mot, que la biodiversité nous est indispensable ! C'est à ce titre qu'elle propose 6 priorités, visant prioritairement la recherche scientifique qu'il convient de soutenir.

►►► EN SAVOIR PLUS | L'appel aux candidats de la FRB et les 6 priorités

Les 9 et 10 mars, Lamotte Beuvron accueille les Assises « Cheval et différences »

Il s'agit de faire le point sur la manière dont le cheval peut accompagner les personnes handicapées ou en difficulté. Au programme : tables rondes, ateliers pratiques, démonstrations et témoignages du secteur médico-socio-éducatif. Ce sont des assises très attendues car on sait combien le cheval peut s'inscrire dans les thérapies en tous genres.

►►► EN SAVOIR PLUS | Le programme des Assises "Cheval et différences"

La citation de la semaine

Je l'emprunte à l'appel de la FRB, dont on vient de parler. Elle est toute simple et elle s’adresse aux candidats de la présidentielle :

Pour l'avenir de l’humanité, n'oubliez pas la biodiversité dans votre programme !

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