Nous sommes souvent contraints d'annoncer de tristes nouvelles à l'égard de la nature, mais par bonheur, il existe aussi des raisons de se réjouir. J'ai noté, au cours de ces dernières semaines, des avancées plus qu'encourageantes et pour commencer, chez les tigres.

Tigre
Tigre ©

On part de loin puisqu'au début du siècle dernier, ils étaient évalués à 100 000 individus vivant à l'état sauvage dans le monde, alors qu'on en dénombrait plus que 3 200 lors du dernier recensement en 2010. En cause, le braconnage évidemment, mais aussi la réduction de l'habitat et notamment des forêts. La bonne nouvelle c'est que les derniers chiffres font apparaître 3 890 tigres, c'est la première fois que le chiffre de ces grands félins est en augmentation.

Cette remontée s'expliquerait par des brigades anti-braconnage plus organisées et des territoires davantage protégés.

Du côté de la Polynésie française, un gigantesque projet à l’initiative des iles australes, qui forment l'archipel le plus au sud de la Polynésie, vise la protection du monde marin. Il s'agit de créer une réserve couvrant près d'un million de km2 qui deviendrait la plus grande réserve maritime au monde et qui s'ajouterait, du reste, aux sanctuaires de requins et de mammifères marins déjà existants en Polynésie. Cette mesure profiterait à plusieurs espèces. On a recensé : 3 espèces de tortues marines, 10 espèces de mammifères marins, dont les baleines à bosse, 14 espèces de requins, 23 d’oiseaux marins, et près d'une centaine d'espèces de mollusques endémiques, c'est à dire que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. C'est une véritable arche de Noé marine qui se met en place en Polynésie qui s'était engagée à protéger 20 % de ses eaux d'ici 2020. Ce sera fait bien avant cette date et c'est une bonne chose.

Dans les bonnes nouvelles, on parle également des ours des Pyrénées qui vont mieux même s'ils sont loin d'être sauvés, tant que le ministère de l'environnement ne réintroduira pas quelques individus, conformément aux recommandations du Muséum National d'Histoire Naturelle. Cela dit, des naissances, datant de 2014, n'ont été découvertes qu'en 2015 car les femelles se cachent avec leurs petits pour éviter les attaques de mâles capables de commettre des infanticides pour se reproduire à nouveau. Il était donc difficile d'identifier les dernières naissances. C'est désormais fait ! Le bilan d'aujourd'hui fait apparaître 27 individus, dont 14 femelles, 9 mâles et 4 indéterminés. Donc une population en légère augmentation. Et c'est une bonne nouvelle.

Les rapaces aussi vont mieux, en tous cas certains d'entre eux, comme les gypaètes barbus, autrement dits les « casseurs d'os » de 3 m d'envergure. Alors qu'ils restent sur la liste « menacés d'extinction », les populations sont passées d'une vingtaine de couples en France, il y a 25 ans, à près de 70 aujourd'hui. On doit notamment ce résultat à la mission rapace de la LPO, et bien d'autres acteurs, qui portent un projet, soutenu par le ministère de l'écologie visant à établir un corridor aérien reliant les Pyrénées, le Massif Central et les Alpes pour ces grands rapaces. Et c'est quasiment réussi !

Dans l'actualité, un palmarès inédit initié par 30 Millions d'amis . Il s'agit de classer les villes de plus de 100 000 habitants où il fait bon vivre avec son chien. 3 critères essentiels ont déterminé le classement :

  • L'accessibilité aux jardins lieux de détente

  • Les équipements et la sensibilisation liés au ramassage des crottes

  • Et les infrastructures styles vétérinaires, toiletteurs, etc...

C'est Montpellier qui arrive en tête. La ville qui compte 50 000 chiens dans la métropole, s'est investie depuis longtemps pour engager une heureuse cohabitation entre les habitants de Montpellier et leurs toutous. Derrière Montpellier, c'est Toulouse, puis Nice, Nancy, Bordeaux, etc... Et, en bas de l'échelle, c'est la capitale : Paris, qui obtient une note de 7,5 contre 19,6 à Montpellier.

Un livre révélateur : l'empathie racontée au monde de l'élevage . L'auteur, le docteur Anne Vonesch, qui collabore depuis de nombreuses années avec le monde agricole pour améliorer les méthodes d'élevages, explore de manière scientifique le regard que l'on peut porter sur le bien-être animal. Elle assemble les données de la biologie et la réflexion éthique avec l'espoir que les choses peuvent changer, notamment grâce à sa longue expérience à France Nature Environnement. A noter et c'est rare, que cet ouvrage de quelque 300 pages, peut être téléchargé gratuitement sur le site du collectif « Plein Air » ou diffusé en format papier pour 8 € aux éditions Thème Sensibles.

couverture
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Un dernier mot sur Thalassa de vendredi prochain. A pas rater, une enquête formidable sur l'influence de la lune sur la planète terre, avec notamment la grande bouffe des espadons, la migration des crabes, etc... France 3 vers 20h50

La citation de la semaine :

« Les femmes, c'est charmant, mais les chiens c'est tellement plus fidèles ! » - Sacha Guitry

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