En ce jour de printemps, et après un hiver particulièrement clément, enquête sur les conséquences de cet hiver doux sur les animaux.

Commençons par les insectes:

C'est l'entomologiste Pierre Zagatti, de l'INRA et de l'OPIE, qui nous éclaire.

Il rappelle que, chez nous, les insectes ont des stades (œuf, nymphe, voire larvaire) « immobiles » en hiver qui leur permettent de résister au basses températures.

Si l'hiver est trop doux et humide, ces stades « immobiles » sont davantage victimes des microorganismes pathogènes, notamment des champignons.

Et, du reste, pour voir l'influence de la température sur les insectes, on constate qu'il y a beaucoup plus d'espèces d'insecte en Alsace et en Lorraine (climat continental) qu'en Bretagne ou en Normandie (climat océanique).

Donc, on peut conclure, même si tous les insectes ne sont pas logés à la même enseigne, que l'hiver doux que nous avons connu n'est pas une bonne nouvelle pour les insectes.

Du côté des mammifères, cela se passe plutôt mieux...

On a constaté, par exemple, que les ours dans les Pyrénées sont restés actifs toute l'année (surtout les mâles car les femelles demeurent dans les tanières lorsqu'elles ont des jeunes) et qu'ils ont pu accumuler ainsi de bonnes réserves.

Même constat pour les hérissons qui ont pu bénéficier de petites invertébrés dont ils se nourrissent et qui semblent en pleine forme.

Et les oiseaux ?

Le professeur Frédéric Jiguet, du Muséum national d'Histoire naturelle, considère que c'est le pire et le meilleur...

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