Samedi et dimanche prochain, c'est le comptage national des oiseaux des jardins, auquel tout le monde peut participer.

Oiseaux de jardin
Oiseaux de jardin © Getty / Bjorn Houtman

Pour la 5ème année consécutive, le Muséum National d'Histoire Naturelle et la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux (1)) ont décidé de lancer un appel à la science participative. Et, en l’occurrence, il s'agit d'évaluer la présence des oiseaux des jardins, ceux que l'on a pris l'habitude d'appeler les « oiseaux communs » et qui le sont... de moins en moins.

Qui sont ces oiseaux ?

Il existe une cinquantaine d'espèces nicheuses auxquelles s'intéresse l'observatoire, parmi lesquelles 18 sont maintenant considérées comme menacées de disparition ou vulnérables. Le chardonneret, par exemple : il était très fréquent : il a perdu 40 % de ses populations en 10 ans. Le moineau friquet : il a vu ses effectifs se réduire de 60 %. Le verdier d'Europe, le martinet noir, la fauvette des jardins, le roitelet et bien d'autres, figurent désormais sur la liste rouge des espèces menacées en France.

Sait-on pourquoi ?

La raréfaction est scientifiquement expliquée par une agriculture intensive, l'artificialisation, c'est à dire la perte des espaces naturels, les prélèvements illégaux lors des migrations, les grands froids aussi ou les printemps pluvieux qui condamnent les nichées.

L'opération de comptage national peut-elle permettre d'aider les oiseaux ?

Oui, parce que grâce aux données obtenues, le Muséum National d'Histoire Naturelle est capable d'établir un bilan précis en fonction des espèces et d'orienter les actions à conduire pour leur sauvegarde.

Cette opération de comptage est du reste devenue une véritable institution puisqu'elle a rassemblé plus d'1 million 700 contributions, issues de plus de 24 000 observateurs répartis dans quelque 9000 communes.

Faut-il être expert pour participer à ce comptage ?

Pas du tout. Vous optez pour un jour d'observation, soit le 28, soit le 29. Vous choisissez un lieu d'observation : un jardin public, un jardin privé ou même un balcon. Vous comptez et notez pendant une heure tous les oiseaux que vous voyez.

Et pour vous aider à identifier ces oiseaux, il vous suffit d'aller sur le site de l'observatoire des oiseaux des jardins qui a réalisé des fiches très éclairantes. C'est, du reste, à l'observatoire que vous adresserez vos observations.

► ► ► En savoir plus et pour participer au comptage : le site de l'observatoire des oiseaux des jardins

C’est aussi le moment de nourrir les oiseaux

Oui, certains disent qu'il faut laisser faire la nature, moi je suis partisan du nourrissage durant la saison froide. Mais pas n'importe comment.

Il existe maintenant des sacs de graines spéciaux pour les oiseaux des jardins vendus en grandes surfaces mais vous pouvez donner les restes de repas : riz, bouillie, fromage, pomme de terre cuite, etc. Et évidemment les graisses.

Évitez les aliments trop salés et le pain sec. Et puis surtout, pensez à donner de l'eau dans un petit bassin qui ne doit pas faire plus de 10 cm de profondeur. On renouvelle l'eau 2 fois par jour.

Une sorte de conte de Noël : « Darwin au secours des animaux abandonnés »

Darwin, c'était un labrador croisé, adopté au refuge de Mougin par deux enfants, Mathilde 8 ans et Nicolas 5 ans, qui était devenu la mascotte de l'école.

Darwin a été emporté par un cancer, durant les fêtes, et Mathilde et Nicolas, évidemment bouleversé.e.s, ne se sont pas précipité.e.s pour adopter un nouveau chien, mais ont eu l'idée d'aider les chiens des refuges.

C'est ainsi qu'ils ont lancé un appel auprès des hôtels de la région, pour avoir des couvertures, ils ont obtenu que les sans abris et leur chiens bénéficient des soins gratuits. Et ils ont fait adopter une multitude d'animaux. Tout cela grâce à une campagne qu'ils ont appelée « Darwin for ever ». La presse locale a relayé cette initiative et désormais, un peu partout en France, on veut suivre l'exemple de Mathilde et Nicolas.

On invite souvent à changer le monde pour les générations futures. Et là, on voit que ce sont des enfants qui montrent aux adultes comment agir.

Le livre de la semaine : « Déboires d'un âne » de Brigitte Blot

En 1860, l'âne Cadichon fut rendu célèbre par la comtesse de Ségur grâce à son roman « Mémoires d'un âne ». Aujourd'hui, c'est Brigitte Blot qui revisite ce chef d’œuvre pour en tirer une version moderne. On en apprend autant sur le caractère des ânes que sur la faiblesse des hommes. Un ouvrage réjouissant.

La citation de la semaine

Les animaux nous apprennent que le monde humain, sans cesse inventé, restera sans cesse à inventer

Boris Cyrulnik

(1) NDR : Allain Bougrain-Dubourg est président de la LPO

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