Découverte de ce Territoire d'outre-mer fragile et en danger. On peut parler d'émotions car en Guadeloupe, tout invite à la curiosité et souvent à l'admiration.

Carbet tombe sur les pentes du volcan de La Soufrière, Parc national de la Guadeloupe
Carbet tombe sur les pentes du volcan de La Soufrière, Parc national de la Guadeloupe © Getty / DeAgostini

La mer, par exemple : 1 km de barrière de corail en Guadeloupe conserve autant de biodiversité que sur toutes les côtes de l'hexagone.

Le parc national, c'est :

  • plus de 200 000 hectares protégés avec la zone maritime
  • 300 km de sentiers balisés
  • près de 300 cascades, 500 mares
  • le dôme de la Soufrière, l'Habitation caféière de la Grivelière
  • un projet de réintroduction du lamantin

En résumé, une richesse naturelle exceptionnelle !

Une richesse fragile...

L'IGREC mer (Initiative Guadeloupéenne pour la restauration des écosystèmes marins) a fait le constat que les bancs de coraux ont été dégradés de 80 % en moins de 40 ans. Que certains poissons, comme les poissons perroquets ou chirurgiens, devenus de plus en plus rares, étaient encore péchés alors qu'ils sont protégés, comme à Antigua, la Barbade, les îles Caïmans, etc. Ou encore que les coraux, comme les cornes de cerfs, risquent de disparaître d'ici 5 ans...

Que peut-on faire pour protéger les coraux ?

Il y a notamment deux initiatives : l'une consiste à faire reproduire des coraux en élevage afin de recoloniser par bouturages. C'est un vrai travail de fourmis ! L'autre vise à sauver un maximum d'alevins de poissons de récifs coralliens. Il faut savoir que, lorsque les jeunes poissons naissent, emportés par les courants, ils vont se développer en haute mer avant de revenir sur les récifs, mais à ce moment là, 95 % de ces « post larves » vont se faire dévorer par les prédateurs. L'idée consiste donc à les capturer, à les élever en aquarium et à les relâcher une fois qu'ils sont en mesure d'échapper aux prédateurs.

Beaucoup d'associations de protection de la nature en Guadeloupe

Il y en a pas loin d'une quinzaine avec certaines qui existent depuis plus de 25 ans et qui se battent de façon admirable pour valoriser les richesses naturelles et surtout les préserver. Quelques exemples :

  • Aleva, qui se préoccupe notamment des orchidées : il y en a une centaine d'espèces en Guadeloupe
  • Amazona qui travaille sur les oiseaux.
  • Kap Natirel qui s'investit dans la protection des tortues marines ou des requins, et qui limite le développement des poissons-lions qui deviennent envahissants.
  • Gaïak qui réalise des animations pour le grand public
  • l'Afsa qui accueille les animaux sauvages blessés ou malades et qui tente de sauver les reptiles ou les chauve-souris endémiques. Cette association s’est battue contre les épandages aériens de fongicide. Et elle a réussi à les faire interdire dans toute la France en plaidant jusqu'au Conseil d'Etat.

Le problème des chiens et des chats errants

Là aussi on retrouve des associations regroupées dans le collectif outre-mer de la protection animale, qui se battent pour sensibiliser les propriétaires d'animaux afin de limiter les naissances et favoriser les stérilisations. Pour information, il y aurait entre 5 à 10 000 chiens errants, c’est donc un travail considérable.

L'appel du lamantin

Réunis cette semaine dans la commune de Lamantin, lors du Terra Festival, ces associations ont décidé de lancer un appel afin que nous soyons tous conscients des richesses naturelles de la Guadeloupe et surtout de la nécessité de les préserver.

Dans l'actualité, cette semaine

C'est un collectif composé d'une quinzaine de photographes de Côte d'Or et de Saône et Loire, qui expose à Sevrey, dès le 31 mars. Objectif : faire découvrir les richesses naturelles afin de mieux les protéger. Toutes les photos ont été réalisées en milieu naturel et l'association des photographes de luxe s'associe à cette présentation dont l'entrée est gratuite.

  • Deux monographies remarquables

« La perdrix grise » édité par Biotope édition, qui rappelle que la France accueille 47 % de l'effectif européen de cette espèce et « Les mésanges » chez Delachaux et Niestlé qui lève le voile sur les 12 espèces européennes.

La citation de la semaine

Les chiens vous regardent tous avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n'y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux

  • Winston Churchill
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