Ce bateau c’est le Beagle : un petit navire de 27 mètres de long, dans lequel vont s’entasser 76 hommes, dont l’un d’entre eux deviendra mondialement célèbre : c’est Charles Darwin.

À l’époque, il n’a que 22 ans (pour information le capitaine n’en a que 26 !) et il ne sait pas encore que le voyage autour du monde qui s’engage va durer 5 ans. C’est d’autant plus méritoire pour Darwin qu’il a le mal de mer.

Cela dit, il passera les deux tiers de cette épopée à terre pour faire des observations géologiques et naturalistes.

LeBeagle doit effectuer des relevés cartographiques en priorité sur les côtes de l’Amérique du sud et c’est à cette occasion que Darwin va faire une succession de découvertes troublantes.

En Argentine, par exemple, il trouve d’immenses ossements fossilisés de mammifères préhistoriques qui ressemblent étrangement à ceux d’un tatou. Ailleurs, c’est le squelette d’un pachyderme disparu qui rappelle celui d’un lama.

Le monde de Darwin
Le monde de Darwin © Radio France

L’idée des espèces, créées par Dieu, qui n’ont pas évoluéées, commence à être remise en cause par le jeune Darwin qui avait pourtant fait des études pour devenir pasteur.

Et près de trois ans et demi après son départ, le Beagle débarque aux îles Galápagos et Darwin constate que beaucoup d’îles accueillent des pinsons, comparables à ceux qu’il a connus en Angleterre, mais différents par leur taille et surtout la forme de leur bec. Certains sont assez pointus, pour capturer des insectes dans l’écorce des arbres, d’autres sont puissants et gros pour casser des graines, etc.

Et ce qu’il y a d’étrange, c’est que chaque île semble avoir une espèce distincte. Il en découvrira 14 espèces différentes. C’est alors que Darwin imagine qu’au-delà d’une souche unique, les oiseaux de chaque île se sont modifiés en fonction de leur mode de vie et des ressources alimentaires.

Bien d’autres indices viendront conforter son intuition, mais il attendra 23 ans, après ce voyage historique, pour publier sa fameuse théorie sur l’origine des espèces par l’influence environnementale, mettant en cause le « créationnisme », selon lequel un ou plusieurs êtres divins furent les créateurs de la vie.

Et si l’on veut en savoir plus:

Il suffit d’aller à la Cité des Sciences de la Villette pour visiter l’exposition « Darwin, l’original » , initiée par le Muséum National d’Histoire Naturelle. C’est jusqu’en août 2016.

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