Le nouvel EP 5 titres de Moodoid est sorti le 24 novembre. Moodoid c’est un groupe emmené par un certain Pablo Padovani, l’extrêmement sensuelle et charismatique force motrice de Moodoid, véritable chef d’orchestre de ce collectif, qui plus qu’un groupe est un territoire de jeu.

 Pablo Padovani chanteur de Moodoid à Paris en 2014
Pablo Padovani chanteur de Moodoid à Paris en 2014 © Getty / David Wolff - Patrick

Sur leur premier album, Moodoid nous avait emmené escalader une montagne sacrée, pas si loin de celle du cinéaste Alejandro Jodorowsky, pleine de lyrisme, de psychédélisme, d’ésotérisme et de sensualité terrienne. 

Retour donc dans en cette fin d’année pour Moodoid avec ce nouvel EP intitulé « Reptile » en prélude d’un album à paraitre en février 2018. Groovy, sexy, et s’abandonnant aux délices licencieux du disco dans un état d’esprit tout à fait funky. Le Reptile, totem animalier choisi par Pablo Padovani est comme un nouveau personnage de scène, pour celui qui aime jouer avec les genres et les identités. Nous voilà sur un dance floor, dans la peau magnétique d’un prédateur, super érotique, jouant avec la terminologie biblique, c’est Adam traquant sa Eve pour croquer la pomme de l’interdit. De la démence/je suis un reptile/ A la romance/comme un projectile/oh oui c’est intense. Ce sont les paroles d’une danse au bord du gouffre.

Sur ce EP on retrouve aussi Moodoid dans l’exercice particulier de la reprise, dans cette version extrêmement revivifiée de la chanson d’Yves Simon « Au pays des merveilles de Juliet ». Moodoid, tête de liste de cette « génération éperdue » qui célèbre le romantisme absolu de ce voyageur magnifique auto proclamé, Yves Simon, qui faisait de la chanson en 1973, comme aujourd’hui la jeune génération fait du rap et de la chanson mêlés avec du story telling à coup de punchline et de name dropping. 

Le nouvel album de Moodoid qui sortira en février prochain, parlera d’amour et de la séduction, du plaisir mais aussi des difficultés que l’on peut connaître en aimant... Alain Chamfort sous influence gainsbourienne, qui éblouit le dance floor.

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