Embarquement immédiat, direction le sud, avec les "Songhoy Blues", quatre garçons : Aliou Touré, Oumar Touré et Garba Touré et Nathanael Dembélé. Un groupe de jeunes Maliens qui appellent à la résistance.

"Songhoy Blues"  le 3 mars 2016 à New York.
"Songhoy Blues" le 3 mars 2016 à New York. © Getty / Esther Horvath / FilmMagic

Avec pour commencer l’un des coups d’éclat du précédent album des Songhoy Blues, qui avait invité l’Iguane, Iggy Pop, dans le Sahara, dans leur album "Résistance". Tout cela c’était il y a trois ans déjà. 

Les musiciens de Songhoy Blues s’étaient fait remarquer il y a quelques années avec le morceau "Soubour" qui veut dire patience en Songhaï. 

"Soubour" c’était une chanson qu’ils avaient écrite en 2012, après la crise du Nord Mali, d’où sont originaires trois des quatre musiciens de Songhoy Blues. Ils se sont formés à Bamako, ont ensuite croisés les anglais du projet Afrika Express et le succès de ce premier morceau leur avait permis d’enregistrer leur premier album "Music in Exile" un disque traversé par l’histoire, chanté en Songhaï et en Bambara, mélange le blues, de rock, d’instruments mandingues.

"Meet me in the city" qui vient de sortir est en fait un EP de cinq titres. Peu de morceau dans un EP mais quels morceaux ! Jugez plutôt avec une chanson inédite de Will Oldham alias Bonnie "Prince Billy", grand songwriter du Kentucky. La chanson s’appelle "Time To Go Home".

Quand j’étais enfant le monde entier était à moi.  Qu’est-ce qu’être un homme ? C’est de savoir le moment". 

Un titre décliné en deux versions différentes, une plus rock  et l’autre plutôt électronique.  On trouve aussi deux versions d’une reprise du bluesman Junior Kimbrough "Meet me in the city" qui donne son titre à l’album.

Là encore la tranche de vie est épaisse : Junior Kimbrough c’est une véritable légende du blues, les Rolling Stones, Iggy Pop (encore lui) sont allés à sa rencontre, Les Daft Punk avaient même fait un édit  (un travail de retouche) d’un quart d’heure à partir d’un de ses morceaux…

À découvrir aussi : "Shakara" du grand Fela Kuti interprété par Songhoy Blues avec Femi Kuti (le fils de Fela) au saxophone. 

Songhoy Blues - “Meet Me In The City” chez Transgressive Records

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