« Ready To Die », le premier des deux albums de la fulgurante et courte carrière de The Notorious B.I.G. est sorti il y a vingt-cinq ans déjà. C’est tout simplement un des monuments de l’histoire du rap.

The Notorious B.I.G. et son album “Ready To Die” (Bad Boy Entertainment - 1994)
The Notorious B.I.G. et son album “Ready To Die” (Bad Boy Entertainment - 1994) © AFP / Larry Busacca/WireImage

En septembre 1994 sortait « Ready To Die », le premier album de The Notorious B.I.G., également connu sous le nom de Biggie Smalls. Ce disque a connu un succès immédiat, et s’est rapidement imposé comme un des classiques du Rap américain.

Né en 1972 à New York, Biggie Smalls a grandi à Brooklyn dans une famille d’origine jamaïcaine. Ses parents, et en particulier sa mère, enseignante, lui donne une éducation sérieuse, qui fait de lui un élève studieux, brillant même. 

C’est à la pré adolescence que le jeune Christopher Wallace fréquente les mauvaises personnes, fait les mauvais choix et commence à s’investir dans des activités illégales. A dix-sept ans, il quitte le lycée et bascule dans la criminalité à plein-temps. Il est alors arrêté à plusieurs reprises pour possession d’arme, puis finalement pour trafic de crack, et finit par passer neuf mois en prison. C’est au moment de sa sortie en 1992, qu’il sort sa première démo en tant que rappeur. Il se fait rapidement remarqué par les observateurs, connaisseurs et amateurs de rap, en particulier le magazine américain The source (qui à l’époque est assez influent) et Sean Combs (également connu sous le nom de Puff Daddy) qui le signe sur le label qu’il vient juste de monter.

Lorsque l’album « Ready to Die » sort, si New York est encore l’épicentre du Rap américain, depuis quelques années déjà, la côte ouest et Los Angeles en particulier impose un nouveau style de Rap, entre G-Funk et Gangsta Rap, porté par des artistes tels que Dr. Dre, Snoop Doggy Dogg, Tupac Shakur ou le groupe NWA. 

Ce nouveau son californien est très populaire, la scène de Los Angeles au cœur de toutes les attentions. Mais en 1994, deux albums vont remettre New York au plus haut niveau dans cette compétition entre la côte est et la côte ouest : le premier album de Nas, « Illmatic » sorti au printemps, puis l’album de The Nototrious B.I.G. au mois de septembre.

L’album a été enregistré entre 1993 et 1194 avec les meilleurs producteurs et beatmakers de la côte est (Easy Mo Bee, The Hitmen, Pete Rock, DJ Premier, Lord Finesse…), sous la direction de Sean Combs. 

Le disque s’appuie de nombreux samples / échantillons de titres de Soul et de Funk (on y entend entre autres des boucles de morceaux de Curtis Mayfield, James Brown, Isaac Hayes, The Ohio Players, The Jackson 5 ou The Isley Brothers), qui lui donnent une rondeur et une musicalité remarquables. L’album, qui raconte le quotidien de Christopher Wallace, la rue, ses trafics, tout son environnement, est dans le fonds un album de rap hardcore, authentique, qui ravit immédiatement les fans et amateurs de rap. Mais Biggie et son équipe ont fait le choix de produire et de mettre en avant quelques titres plus abordables, pour plaire au plus grand nombre, en mélangeant le meilleur de la tradition du rap New-Yorkais et le son typiquement Funk et chaleureux du rap Californien.

En  mars 1997, alors qu’il s’apprête à sortir son deuxième album, « Life After Death », The Notorious B.I.G. est assassiné dans sa voiture, à un feu rouge dans une rue de Los Angeles. 

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