Son Little fait partie de cette génération actuelle qui perpétue une tradition soul et rhythm and blues qui s’inscrit dans la filiation des Otis Redding, Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Isaac Hayes…

Le chanteur et guitariste américain de Son Little, Aaron Livingston festival de musique des Transmusicales, le 4 décembre 2015, à Rennes.
Le chanteur et guitariste américain de Son Little, Aaron Livingston festival de musique des Transmusicales, le 4 décembre 2015, à Rennes. © AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER

A l’instar de nombreux autres artistes d’aujourd’hui tels Michael Kiwanuka, Curtis Harding, Lee Fields, Brittany Howard, Mavis Staples (pour laquelle il a écrit une chanson)  ou encore plus récemment Black Pumas, il réinvente la soul des années 2010. 

Son Little, est né à Los Angeles d’un père pasteur qui joue du saxophone et d’une mère enseignante, mélomane également. Ces derniers lui ont bien naturellement transmis un héritage riche d’influences qui vont du blues du Sud à la country aux racines européennes jusqu’aux mélodies pop anglaises. 

Un jour, Son Little décide d’aller s’installer dans le New Jersey, l’endroit où se mêlent précisément toutes ces influences musicales qui vont également de Bon Jovi à Bruce Springsteen en passant par une de ses idoles, Lauryn Hill. 

L’album « Aloha » (« bonjour » en hawaïen) est paru le 31 janvier. Il contient douze titres qui traitent de l’autodestruction face au lâcher-prise car, selon Son Little, l’autodestruction est un abandon tandis que le lâcher-prise est un défi, un acte de foi. C’est précisément cet acte que réalise Son Little en confiant pour la première fois son travail aux mains expertes d’un producteur extérieur - et français ! – en la personne de Renaud Létang, un magicien du son connu pour ses collaborations avec des artistes comme Nougaro, Manu Chao, Philippe Katerine, Jean-Louis Aubert ou Alain Souchon, entre autres… 

A présent qu’il a l’opportunité de révéler toute l’étendue de son art, Son Little démontre - assez brillamment– tous les liens qui tissent ce que l’on nomme la pop musique. Il est aussi vintage que moderne, capable de passer d’un rock exubérant à la Prince à un groove subtil, façon Curtis Mayfield. Il sait toucher avec ses ballades empreintes de mélancolie, servies par des textes qui chantent l’âpreté de la vie ; sans parler de sa voix caressante profondément soul qui vous envoûte littéralement. 

L’album « Aloha » a connu un parcours douloureux avant de parvenir à nos oreilles ; quelques semaines avant de rassembler les maquettes des chansons de son album, son disque dur a lâché, détruisant une douzaine de nouveaux morceaux ! Un pénible moment qui a conduit Son Little à tout reprendre du début. Mais l’artiste reste philosophe en déclarant : « Quand j'ai perdu toutes ces maquettes c'était comme un cauchemar, mais depuis, j’ai appris à voir ça comme une chance. Si je n’avais pas perdu toutes ces chansons, je n’aurais jamais écrit toutes les nouvelles qui composent « Aloha »… 

Son Little : album « Aloha » (Because) 

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