S’il est un artiste que nous suivons depuis ses tout débuts en 1990, à France Inter, principalement grâce à Bernard Lenoir, c’est bien Neil Hannon, plus connu sous le nom de The Divine Comedy.

The Divine Comedy mené par l'auteur-compositeur-interprète Neil HannonNeil Hannon en concert le 8 décembre 2017 à Dublin.
The Divine Comedy mené par l'auteur-compositeur-interprète Neil HannonNeil Hannon en concert le 8 décembre 2017 à Dublin. © Getty / Kieran Frost / Redferns

Notons qu’il nous rend bien l’accueil que nous réservons à chacun de ses albums qui paraissent en France. Et depuis bientôt 30 ans, Neil Hannon nous rend bien l’accueil que nous réservons à chacun de ses albums qui paraissent en France en témoignant régulièrement de sa francophilie et de son amour pour notre culture : il a ainsi chanté avec Valérie Lemercier, Yann Tiersen, Charlotte Gainsbourg, Vincent Delerm, ou encore le groupe Air…  

Il cite notre devise ‘Liberté Egalité Fraternité’ dans une de ses chansons qui démarre d’ailleurs avec « La Marseillaise », il glisse parfois quelques phrases en français dans ses textes, il a cosigné une chanson pour un film de Leos Carax. Enfin, il a donné à deux de ses albums un titre dans la langue de Molière, « Promenade » et « Fin de siècle »

Mais pour en revenir à son actualité, trois ans après le somptueux « Foreverland » largement salué par la critique, The Divine Comedy nous propose un douzième album intitulé « Office Politics ».

Le titre de l’album - ainsi que sa pochette – fait allusion à une série télé anglaise, « The Office », qui fut diffusée en 2005 sur Canal+ sous le titre « Le bureau ». Dans ce disque, enregistré à Londres et en Irlande, les personnages principaux sont tous des machines. 

Neil Hannon décrit ainsi son album : Il y a des synthés… et des chansons à propos des synthés...

Et si l’album, de son propre aveu, a été entièrement composé au synthétiseur, les chansons n’en sont pas moins, en très grande partie, habillées par un orchestre, avec des guitares et même un accordéon.

Neil Hannon, selon son habitude, y manie la fantaisie, l’humour et l’ironie, des traits qui font partie intégrante du personnage The Divine Comedy. 

A travers les seize titres du disque, Neil Hannon nous entraîne dans les aléas de la vie de bureau en y apportant un regard critique sur notre monde. Il met en scène des personnages irrévérencieux (des machines !) qui abordent les sujets de la dépersonnalisation et de l’expérience humaine au sein de notre société actuelle.

Des machines qui vont tout étouffer dans nos rêves. Peut-être la bataille acharnée de l’instrumentation et des genres musicaux sur l’album est-elle un reflet inconscient de ce conflit

Sur « Office Politics », Neil Hannon est entouré du musicien Chris Difford qui fut le leader du légendaire groupe britannique Squeeze, de la chanteuse irlandaise Cathy Davey et du guitariste Pete Ruotolo. 

The Divine Comedy n’effectuera que cinq dates en France, en octobre et novembre 2019, à Roubaix, à Paris, à Nantes, à Brest et à Bordeaux. 

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.