Artiste d’origine lyonnaise, producteur et DJ, Agoria vient de sortir son cinquième album studio intitulé « Drift ».

Artiste d’origine lyonnaise, producteur et DJ, Agoria vient de sortir son cinquième album studio intitulé « Drift », le 13 avril 2019 à Indio, en Californie.
Artiste d’origine lyonnaise, producteur et DJ, Agoria vient de sortir son cinquième album studio intitulé « Drift », le 13 avril 2019 à Indio, en Californie. © AFP / VALERIE MACON

En effet, selon les propres mots de Agoria, on vit désormais dans une sorte de schizophrénie musicale heureuse, puisqu’on peut avoir envie d’écouter à la fois Rihanna et Aphex Twin. « Drift » c’est s’autoriser ce slalom spécial, incessant, entre des portes extrêmement serrées et opposées sur une piste certes glissante, mais où il n’y a plus de plaisir coupable, ou de faute de carre. Enfin. On peut ainsi passer d’un tube dance-floor irrésistible autant qu’entêtant comme avec le titre « You’re Not Alone ».

Du dance-floor baléarique donc, à cet incroyable morceau abrasif, tellurique, emmené par la voix du rappeur d’Atlanta STS qui déboule sur un tempo à 135 BPM dans « Call Of The Wild ».

Pour le resituer musicalement et dans l’histoire de la musique électronique, Agoria a collaboré dans le passé avec Tricky, Neneh Cherry, signé des BO de films... Outre son activité de DJ et producteur, c’est aussi le co-créateur du label Infiné, et du Festival des  Nuits Sonores  à Lyon. 

Agoria est un activiste protéiforme, un amoureux maniaque du son, qui le prouve encore davantage sur ce nouveau disque, véritable expérience sonore où tous les reliefs sont autorisés. « Drift » est un album étalon pour saisir spontanément ce que signifie bien produire un album tout en lui offrant une incarnation d’artiste. On sent confusément aussi sur le disque l’empreinte des arts plastique, de la peinture, du cinéma, et de la littérature, notamment celle d’anticipation avec un sample d’un discours de l’écrivain américain Philip K.Dick qui développe sa vision du monde où chaque individu vivrait dans un programme d’ordinateur. 

On trouve aussi dans cet album une collaboration entre Agoria et Jacques, et cela donne un morceau chamanique. Ici, la guitare de Jacques entre en véritable méditation transcendantale avec le pied et la rythmique d’un piano de dance-floor.

Puisque comme le dit Jacques, la surface de la terre est un dance floor géant, et que la musique est la noble pâture de l’âme, il faut aussi écouter ce « Drift », cette façon de déraper dans la versatilité qui s’exprime toujours dans l’émotion partagée, comme en témoigne le morceau qui marque la collaboration entre la chanteuse Noémie et Agoria. 

D’une rencontre fortuite dans un restaurant, naîtra ce morceau, bulle de mélancolie élégiaque et  joyeuse à la fois…

« Remedy » extrait de l’album « Drift » de Agoria, sorti le 26 avril.

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