"Otodi", le nouvel album de Vaudou Game mené par Peter Solo, se paye un retour aux sources du funk Togolais. Et son enregistrement est à lui seul toute une histoire.

Peter Solo, de Vaudou Game, sur la scène du North Sea Jazz Festival, à Rotterdam, le 11 juillet 2015 (Pays-Bas).
Peter Solo, de Vaudou Game, sur la scène du North Sea Jazz Festival, à Rotterdam, le 11 juillet 2015 (Pays-Bas). © Getty / Dimitri Hakke

Vaudou Game, vous les connaissez, pour avoir déjà entendu sur notre antenne leur titre « Pas contente (je ne veux plus ça) ». Peter Solo cherche depuis les débuts de son groupe à faire voler en éclat les stéréotypes sur le vaudou, en montrant le rapport que cette philosophie spirituelle entretient notamment avec la nature et notre environnement. 

À Lomé, "Otodi" un vieux studio d’enregistrement, vient de sortir d’un sommeil prolongé. L’équipe des Vaudou Game a ouvert les portes du studio, rebranché les consoles, viré la poussière et fait revivre cet endroit mythique, où l’office Togolais du disque avait élu résidence. 

À "Otodi" le son analogique avait fait de la soul et de la funk togolaises, une marque de fabrique enregistrée, et dont un des grands témoins de cette époque est l’oncle de Peter Solo, Roger Damawuzan, surnommé le James Brown de Lomé (il joue sur deux titres de ce nouvel album). 

Il est vrai que choisir un lieu d’enregistrement est une rencontre, un mariage éphémère, qui vivra une sorte de durabilité sur disque. Sur cet enregistrement, le groove basse / batterie prend une autre dimension : instantanément nos pieds, notre corps, ont envie de se déployer, même pour une « Tata fatiguée »...

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