Dans la playlist de France Inter un voyage dans les années 70 au Liban avec l'histoire de Rogér Fakhr, un petit trésor exhumé de la musique libanaise.

Portrait du guitariste Rogér Fakhr à l’occasion de la sortie de l’album "Fine Anyway" disponible chez Habibi Funk.
Portrait du guitariste Rogér Fakhr à l’occasion de la sortie de l’album "Fine Anyway" disponible chez Habibi Funk. © Collection Raymond Sabbah

Vous auriez pu ne jamais entendre parler des chansons de Rogér Fakhr. Enregistrées à partir de 1973 par un jeune guitariste libanais influencé aussi bien par la folk américaine que le meilleur des musiques du monde arabe, ces chansons comme « Fine Anyway », circulaient sur des K7 à Beyrouth au moment de la guerre civile. 

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Avant qu’il ne rejoigne le bigband de la grande chanteuse Fairuz et ne s’installe définitivement aux États-Unis, Rogér Fakhr a multiplié les allers-retours au Liban, espérant la fin de la guerre et la possibilité de vivre de sa musique là-bas. La vie et la guerre en ont décidé autrement. 

Presque 50 ans plus tard, un label a décidé de faire connaître ces chansons, appréciées jusqu’ici d’un trop petit cercle. 

On sent ici cette touche méditerranéenne dans la musique retrouvée de Rogér Fakhr, même s’il chante en anglais le sens de ses paroles, souvent aigres-douces, sont marquées par le contexte de la guerre au Liban. 

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Et le son également : la chanson que vous entendiez-là a été enregistrée dans un studio de fortune dans un appartement. Rogér Fakhr et ses amis musiciens se retrouvaient dès qu’un cessez-le-feu le permettait. Et forcément si leur musique parle indirectement de se laisser aller, d’abandon, c’est parfois le son de l’extérieur qui s’invite dans la musique. Ecoutez cette courte et étrange chanson : Keep Going 

Quand tu n’en peux plus, continue, parce que c’est inutile de se battre contre des ombres »

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Les bombardements de la guerre du Liban résonnent jusque dans la musique de Rogér Fakhr.

Et c’est le son d’une autre explosion, plus récente, celle du port de Beyrouth au mois d’août 2020 qui a décidé Rogér Fakhr à accepter que sa musique soit enfin rééditée. 

Jusqu’ici lui qui avait mené une autre vie aux États-Unis n’en voyait pas l’intérêt. L'idée de faire entendre à d'autres générations le Liban qu'il a connu lui, et l'amour qui lui porte, prenait un sens nouveau après cette nouvelle catastrophe.   

Parmi les fans déclaré de ce disque sorti de nulle part: le dessinateur Charles Berbérian, qui connaissait cette K7 de Rogér Fakhr au Liban et me disait qu’à l’époque déjà il retrouvait dans sa technique de guitare (le finger picking), beaucoup de ce qu’il aimait chez James Taylor ou Jim Croce. 

Même si le son reste celui de K7 d’époque, je vous laisse juger de la qualité de chansons comme « Lady Rain » :

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Rogér Fakhr  - "Fine Anyway" un trésor exhumé de la musique libanaise disponible désormais chez Habibi Funk.

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