Sur France Inter, nous suivons la carrière d’Emily Loizeau depuis ses tout débuts discographiques qui datent de 2005. Aujourd'hui, la chanteuse a choisi de s'engager contre les pesticides de synthèse et de soutenir l’appel lancé par le directeur de Charlie Hebdo : « Nous voulons des coquelicots ».

L'auteure-compositrice-interprète Emily Loizeau, à l'Institut du Monde Arabe à Paris, le 4 février 2019.
L'auteure-compositrice-interprète Emily Loizeau, à l'Institut du Monde Arabe à Paris, le 4 février 2019. © AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Sur France Inter, nous suivons la carrière d’Emily Loizeau depuis ses tout débuts discographiques qui datent de 2005. À l’époque, elle avait publié un album dont le titre générique « L’autre bout du monde » avait fait les beaux jours de notre play-list. On découvrait alors une auteur-compositrice et interprète de grand talent qui nous gratifiait de chansons pop très fraîches comme « Bobby chéri », « Je suis jalouse » » ou encore « Je ne sais pas choisir »

Le parcours d’Emily Loizeau est très particulier. Née d’un père français et d’une mère anglaise, elle est la petite-fille de la comédienne britannique Peggy Ashcroft (qui reçut l’Oscar pour le film « La route des Indes » de David Lean en 1985). Elle a commencé des études de piano à l’âge de 5 ans et a tâté du théâtre durant quelques années. Mais elle choisira finalement de se consacrer exclusivement à la chanson. Elle avouera plus tard que Julien Clerc est l’artiste qui a renforcé son goût pour la musique. Ses autres influences majeures sont multiples : Georges Brassens, Bob Dylan, les Beatles, Tom Waits, Lou Reed, Nina Simone, Randy Newman pour ne citer que ceux-là… 

En 2009, paraît « Pays sauvage » enregistré entre l’Ardèche où elle décide de s’installer durant quelques années et l’île de la Réunion. Mais surtout, cet album, où sont invités de nombreux artistes comme Thomas Fersen, Olivia Ruiz, Jeanne Cherhal, ou encore Nina Morato, est à l’image de ses désirs de collaborations et d’expériences multiples auxquels nous habituera souvent Emily Loizeau au fil des ans. 

Elle compose pour le cinéma en signant la bande originale du film de Pierre-François Martin-Laval, « King Guillaume » ; elle participe également à la bande sonore du film « Gainsbourg, vie héroïque » ; elle écrit deux chansons pour la pièce « Aristophane » mise en scène par Alfredo Arias à la Comédie-Française. 

Emily Loizeau est aussi une des six chanteuses du collectif  Les Françoise, une création qui fut présentée au Printemps de Bourges en 2010, aux côtés de Camille, La Grande Sophie, Jeanne Cherhal, Olivia Ruiz, et Rosemary Standley (du groupe Moriarty). 

On ne compte plus ses reprises, à l’occasion d’albums hommages rendus à Brassens, à Polnareff, à Lou Reed ou ses duos avec Franck Monnet, Andrew Bird, Renan Luce et avec Mathias Malzieu (de Dionysos) qui a d’ailleurs une très jolie formule à son endroit : « J’ai toujours eu l’impression qu’elle était les ailes d’un piano »… 

En 2019, Emily Loizeau est de nouveau sous les feux de l’actualité, à double titre, en qualité d’artiste et en tant que citoyenne engagée… 

Elle a décidé de soutenir l’appel « Nous voulons des coquelicots » qui vise à interdire tous les pesticides de synthèse dont la pétition a déjà recueilli plus de 536 000 signataires. Cette association a été créée à l’été 2018 par un groupe de bénévoles qui a pour président le journaliste de Charlie Hebdo, Fabrice Nicolino. 

Pour élargir la mobilisation, Emily Loizeau a offert une chanson porteuse d’espoir, un hymne symbolique pour le mouvement, intitulé « Viens avec moi, mon vieux pays ». Le clip de la chanson a été réalisé par Cyril Dion, coréalisateur du film « Demain » et fondateur du mouvement Colibris. 

Tous les bénéfices des ventes de la chanson « Viens avec moi, mon vieux pays » sont reversés à l’association « Nous voulons des coquelicots ».

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