Maria da Graças Costa Penna Burgos, alias Gal Costa, fait partie des monstres sacrés de la musique brésilienne depuis plus de 50 ans, dont la voix est reconnue comme l’une des plus importantes du pays et une icône du Tropicalisme.

La chanteuse Gal Costa sort un nouvel album "Nenhuma dor " - (Biscoito Fino)
La chanteuse Gal Costa sort un nouvel album "Nenhuma dor " - (Biscoito Fino) © AFP / Ciça Neder / presse photo brésil

Ce mouvement artistique est né en réaction à la dictature militaire alors au pouvoir en 1964, assez peu connu en dehors du Brésil, et qui fut pourtant une véritable révolution culturelle dans ce pays tourmenté, particulièrement influencée par le fameux « summer of love » venu des États-Unis.  

Le Tropicalisme qui prône l’ouverture culturelle et l’universalité de la musique, est principalement incarné par des artistes comme Caetano Veloso, Gilberto Gil et Chico Buarque.  

Dans leur sillage, émergeront d’autres figures emblématique tels Tom Zé, Nara Leão ou encore Gal Costa.  

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Pour ses 75 ans la chanteuse, qui jouit dans son pays d’une indéniable notoriété, a construit cet album intitulé « Nenhuma dor »sans douleur » en français) sous la forme de duos dans lequel elle invite la jeune garde lusophone. Chacune des dix chansons, composées entre 1965 et le début des années 80 - c'est-à-dire au moment de la fin de la dictature-  est revisitée par de jeunes artistes. L’ensemble a été réalisé sous la direction artistique de Marcus Preto, à qui l’on doit déjà plusieurs albums de la chanteuse et de Tom Zé.  

Parmi ces duos, le chanteur de fado portugais António Zambujo qui reprend avec elle « Pois É », un thème écrit par Tom Jobim et Chico Buarque, initialement enregistré par Gal Costa en 1978.  

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Ces anciennes chansons de Gal Costa revisitées par la génération actuelle ont une portée hautement symbolique pour la chanteuse brésilienne. Cinquante ans après, Gal Costa n’a rien oublié de ces années sombres, ni l’incarcération et l’exil de ses amis Caetano Veloso et Gilberto Gil pour « activités non-gouvernementales », une formule qui désignait surtout la musique et les arts en général, ni le retour en 2018 d’un pouvoir autoritaire.  

Dans de nombreuses interviews accordées à la presse brésilienne, Gal Costa s’interroge sur les motivations d’une partie de la jeunesse qui a voté, selon elle, pour une telle régression qui lui rappellent de bien mauvais souvenirs.  

C’est dans ce sens qu’elle a imaginé cet album en réunissant des représentants de la nouvelle scène lusophone afin de réveiller les consciences.  

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Avec Seu Jorge, un autre participant de l’album de Gal Costa, Jorge Drexler est l’une des deux exceptions les moins jeunes de l’aventure. La chanteuse les a choisi pour leur forte personnalité respectée dans leurs pays respectifs, l’un en Uruguay, l’autre au Brésil. Parmi les autres invités de la muse du tropicalisme, citons le jeune Tim Bernardes au répertoire politiquement engagé ; une des nouvelles voix du folk brésilien, le carioca Rubel ainsi qu’un certain Zeca Veloso sur le titre-générique de l’album « Nenhuma dor », qui n’est autre que le fils de l’illustre Caetano. C’est une belle façon de boucler la boucle puisque le premier album enregistré en 1967 par Gal Costa, « Domingo », était crédité à « Gal & Caetano Veloso », un pur album de bossa nova qui révélait alors deux débutants encore hésitants.  

« Avarandado », le titre qui ouvre « Nenhuma dor », interprété par Gal Costa et Rodrigo Amarante (du groupe rock brésilien Los Hermanos), figurait également au menu de « Domingo ».  

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Gal Costa : album « Nenhuma dor » (Biscoito Fino)  

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