La rupture a du bon. En tout cas c’est que semble prouver le retour du duo écossais Arab Strap.

Aidan Moffat d'Arab Strap se produit au Crack Stage du Field Day Festival à Victoria Park le 3 juin 2017 à Londres, en Angleterre.
Aidan Moffat d'Arab Strap se produit au Crack Stage du Field Day Festival à Victoria Park le 3 juin 2017 à Londres, en Angleterre. © Getty / Lorne Thomson / Redferns

 Aidan Moffatt et Malcolm Middleton, héros singuliers d’une scène rock d’origine écossaise particulièrement riche, citons dans les années 90-2000 Mogwai, Franz Ferdinand, The Jesus and Mary Chain, Primal Scream… J’en oublie je sais. 

Arab Strap s’étaient séparés en 2006, pour se retrouver dix ans plus tard (en 2016 donc) mais seulement pour des concerts : aucun disque, aucun nouveau morceau n'avait été enregistré depuis. 

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Seize ans ont passé donc depuis The Last Romance, leur dernier album et à l’occasion de la sortie de ce nouveau recueil As Days Get Dark qui sort aujourd’hui. Ils apparaissent désormais avec une barbe grisonnante pour l’un, des cheveux en moins pour le second mais le propos et le sens de l’écriture toujours affûté, dans un parlé-chanté (un talk-over) savamment maitrisé.

Si je me fie au titre de l’album As Days Get Dark ("Alors que les jours s’assombrissent") ce n’est pas un retour en fanfare pour Arab Strap. 

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En effet, on ne se tape pas sur les cuisses à première vue. Arab Strap écrit sur ses sujets de prédilections : il est question des turpitudes du quotidien, de sexe en solitaire, de drogue, mais le tout dans un humour et une honnêteté directe qui vous embarquent. On écoute presque l'inventaire d’un disque dur, un scan de vie par ses images, comme sur la couverture du disque : on voit d’abord le tableau d’une nymphe céleste entourée d’anges, et puis on devine au second plan un photo porno. 

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Et puis sous des apparences simples, tout s’avère très profond. Une chanson parle de compersion : ce sentiment que l'on éprouve quand on est heureux de ressentir le plaisir chez l'autre. Se réjouir du bonheur d'autrui, c’est tout ce que je vous souhaite.

Il est question dans une Fable sur le renard urbain (The Fable of Urban Fox) aussi bien de la défense d'un animal que de la xénophobie au cœur de cette Grande-Bretagne qui a voulu le Brexit. Et en plus, tout cela est raconté sur une musique superbe.

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Le premier morceau de l’album, un monument de réussite à mon sens : The Turning of our bones ("Ce qu'il advient de nos os"), tout part d'une réflexion inspirée par un rite malgache : famadihana le retournement des morts, coutume qui consiste à exhumer les morts, à les célébrer, danser avec même, avant de les enterrer à nouveau. Ce qu'en peinture on appellerait une vanité, Arab Strap en fait le signe de leur vitalité.

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