Depuis 2006, Beirut est un projet musical qui se joue des modes. Zach Condon y développe un univers mélancolique, hybride, étrange.

Le compositeur et chanteur Zach Condon du groupe "Beirut" pose lors d'une séance photo à Paris le 7 décembre 2018.
Le compositeur et chanteur Zach Condon du groupe "Beirut" pose lors d'une séance photo à Paris le 7 décembre 2018. © AFP / Christophe ARCHAMBAULT

Pour le dernier album de Beirut intitulé « Gallipoli », tout commence lorsque Condon retrouve un vieil ami, comme il le raconte sur son site internet :

« Gallipoli » a vu le jour dans mon esprit lorsque j’ai pu enfin récupérer un orgue Farfisa, qui avait fait le voyage de la maison de mes parents à Santa Fe, jusqu’à New York. Beaucoup de mon premier album (Gulag Orkestar, 2006) et pas mal de titres du second (The Flying Club Cup, 2007) ont entièrement été écrits sur ce Farfisa, qui vivait dans ma chambre d’enfant non loin du centre-ville de Santa Fe. 

Au début de l’hiver 2016, j’ai entamé la composition de ce qui allait devenir « Gallipoli » sur cet orgue Farfisa.

Et puis son groupe, Beirut, se réunit dans les Pouilles en Italie. 

Nous avons passé entre 12 à 16 heures par jour en studio, avec des excursions d’une journée sur la côte, et un régime équilibré composé de pizzas, de pâtes et de piments que nous achetions au chili-man de Lecce. Une nuit, nous sommes tombés par hasard sur une ville insulaire médiévale, Gallipoli. Nous avons suivi une procession où une fanfare, menée par des prêtres portant une statue du saint local, remontait les rues étroites et sinueuses de la ville... Le lendemain, j’ai écrit d’une traite le morceau que j’ai fini par baptiser     « Gallipoli »

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