En célébrant les noces entre l’Afrique et l’électro, Pongo n’a pas laissé indifférents les directeurs des festivals qu’elle a écumés cette année. Lors des dernières Transmusicales de Rennes, elle a pu crier au public l’amour de son pays. Kuzola signifie amour en kimbudu, et c'est le titre de son single.

L'artiste musicale Pongo pendant la 40ème édition des Trans Musicales de Rennes le 7 décembre 2018.
L'artiste musicale Pongo pendant la 40ème édition des Trans Musicales de Rennes le 7 décembre 2018. © Maxppp / Thomas Brégardis/PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Pongo est une artiste de 26 ans qui a démarré sa carrière très tôt dans la vie. Adolescente, elle fait partie d’un groupe appelé les Denon Squad, d’abord comme danseuse, puis derrière le micro lors de concerts de quartier.  Elle découvre les nuits animées de Lisbonne et un nouveau son en pleine effervescence : le kuduro, une musique qui ne la quittera plus. 

Sa rencontre avec le groupe portugais Buraka Som Sistema va considérablement changer sa vie. C’est une formation très populaire qui a su s’imposer sur les pistes de danse au-delà des frontières ibériques, et qui a même obtenu un MTV Europe Music Awards en 2008. Avec Buraka Som Sistema, tout va s’enchaîner très vite. Elle accompagnera le groupe dans une tournée qui les verra jouer dans les plus grandes villes et festivals de la planète, avant de prendre son envol en solo. 

A l’origine, le kuduro est un genre musical longtemps resté marginal, un son tout droit venu des ghettos angolais qui servit d’exutoire à la souffrance des prisonniers, et une danse très expressive sur le plan corporel qui traduit un grand besoin de liberté mais aussi de joie, des sentiments qui permettent justement à Pongo de raconter son histoire personnelle. 

« Baïa », son premier album solo en est l’expression profonde où elle incarne haut et fort le renouveau du kuduro mâtiné de pop tribale et d’électro. 

Pongo porte en elle l’histoire de son pays d’origine. Après avoir vécu la violence d’un pays en guerre civile, c’est à l’âge de huit ans qu’elle part en exil avec sa famille pour y découvrir un nouveau monde : celui du Portugal, plus précisément à Lisbonne. De son Afrique natale, elle garde toutes ces vibrations musicales qui ont rythmé son enfance, elle qui a dansé bien avant de savoir marcher.

Pongo se défend d’écrire des textes politiques, mais avoue toutefois qu’ils prennent une connotation politique quand on les replace dans un contexte sociétal, comme dans ce premier single solo, « Tambulaya »… 

Pongo écrit et interprète sa propre musique qu’elle puise dans les influences de ses racines africaines avec sa voix, puissante et rythmique. Elle se nourrit d’autres courants qui vont du zouk des années 80 - une musique qui la fait encore vibrer aujourd’hui - au soukous, en passant par le ndombolo (une danse congolaise) sans oublier bien sûr la semba, une musique traditionnelle d’Angola. En outre, elle aime aussi les musiques contemporaines et voue une admiration toute particulière pour Rihanna.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.