Avant même d’avoir publié le moindre disque, Bernhari suscitait déjà l’engouement et faisait l’unanimité chez lui, au Québec.

Capture écran du clip "Kryuchkova" de Bernhari
Capture écran du clip "Kryuchkova" de Bernhari © Bernhari

De son vrai nom Alexandre Leclerc-Bernier, Bernhari est auteur, compositeur, interprète, batteur et claviériste ; il vient de la scène indépendante et ne fait rien comme tout le monde.
Il a démarré sa carrière dans un collectif d’une douzaine d’artistes baptisé " L’étranger ", puis dans un trio appelé " L’ours ". Mais c’est en solo qu’il fait parler de lui la première fois en 2014 lors de concerts qu’il donnait dans des petites salles montréalaises et avec un …45-tours vinyle !
Les deux chansons gravées, « Astérie » et « Kryuchkova », commencent  à éveiller la curiosité de la presse. Dans le pays, on le traquait un peu partout car il n’accordait aucune interview et son visage n’apparaissait nulle part. 

En concert, Bernhari est un véritable homme-orchestre à lui seul. Il pose la main gauche posée sur le clavier d’un piano, et avec l’autre main, il alterne entre une batterie et un vibraphone. C’est aussi dans ces conditions qu’il enregistre son premier album en 2014 qui porte son nom, « Bernhari », réalisé avec des collaborateurs rencontrés lors des grandes manifestations d’étudiants qui, à l’époque, dénonçaient la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement provincial.
Ce sont ces mêmes événements du " printemps érable " qui lui serviront de toile de fond pour tisser la trame de ce premier album. On y retrouve la chanson « Kryuchkova », inspirée par le prénom d’une étudiante rencontrée lors des manifs. Le disque obtient le prix de l’album indie / rock au Gamiq, le gala alternatif de la musique indépendante du Québec. 

En 2016, Bernhari publie son deuxième album « Île Jésus », entièrement enregistré dans son propre studio. C’est un disque pop poétique, plus sombre, plus mélancolique, qui sonne comme un croisement entre la musique d’un film de David Lynch et le glam rock. Sa voix, comme en apesanteur, fait parfois penser à Polnareff et à d’autres moments à Christophe.
« Île Jésus » a été composée en grande partie à l’université Concordia de Montréal où Bernhari exerce pour gagner sa vie en accompagnant des danseurs au piano et aux percussions. Des danseurs qui lui ont servi de laboratoire pour travailler ses mélodies, car, dit-il, on peut voir quelles sont les mélodies qui stimulent, et celles qui les amènent plus loin dans leurs gestes.
A l’été 2017, Bernhari signe en France avec le label Arista pour un EP qui paraîtra le 27 mai prochain, et sur lequel se retrouveront des titres issus de ses deux albums québécois, édités uniquement du côté de la Belle Province... Dont ce premier extrait entendu depuis quelques jours sur France Inter… 

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