C'est le 19 octobre que sortira « Amir » le 1er album de Tamino enregistré entre la Belgique et la Hollande.

Extrait du clip "Tummy" de Tamino
Extrait du clip "Tummy" de Tamino © capture d'écran

Tamino c'est le nom du prince oriental dont Mozart fit le héros dans « La flûte enchantée », un musicien magicien symbolisé par le feu.  Et du feu, de la combustion, il y en a évidemment beaucoup dans la voix poivrée et mélancolique de cet éphèbe que l’on croirait sorti tout droit d’un film de Youssef Chahine. Puisqu’il s’agit bien de cela avec Tamino. C’est une voix d’orient qui puise dans le son du Nil pour inonder sa terre, terre qui est celle d’une culture rock et folk occidentale. Ce n’est pas une fusion. C’est une sédimentation d’influences conscientes et inconscientes qui donne à sa musique une puissance magnétique. 

Tamino dira à propos de « Habibi »

Quand j’ai écrit le refrain, le mot habibi (chérie en français) est arrivé comme ça naturellement... J’aurais pu chanter  My baby, mais cela aurait été assez mauvais. Je trouve que c’est le plus beau mot du monde…

C’est vrai qu’en arabe, la sonorité et le sens de Habibi sont encore plus puissants. Tamino est issu d’une famille musicienne. Une mère qui joue du piano, un père chanteur mais surtout un grand père Muharram Fouad, vedette du cinéma égyptien des années 70, et grande voix du pays surnommé précisément le son du Nil. Un héritage qu’il a confronté avec sa propre culture, où la poésie de Léonard Cohen voisine aimablement avec Nick Cave, Tom Waits et Bob Dylan. Le point commun avec tous ces auteurs c’est évidemment la recherche d’un style où le principe de réalité ne gouverne pas. 

Dans son nouveau titre « Tummy » qui sort aujourd’hui, Tamino écrit une chanson d’amour cryptée, où les images parfois sombres irriguent le vœu d’un romantisme non dénué d’une certaine forme de culpabilité. Tamino a dit à propos de cette chanson qu’elle était probablement la plus abstraite qu’il ait pu écrire, non sans se réjouir. Comme si la beauté extrême de ce jeune homme de 21 ans et le succès européen qui s’affirme un peu plus chaque jour, lui faisaient imaginer les pires scénarios pour son propre avenir amoureux. Musicalement « Habibi » faisait le lien avec le sud et l’orient en mélopées suaves. Dans ce nouveau morceau, cette fois c’est le nord qui parle, le rock down tempo de Chris Cornell, l’éminence charismatique de Soundgarden. Une pure admiration adolescente qui jaillit ici en soubassement dans sa perfection mélodique.

Plus on progresse dans l’écoute de son premier album « Amir » dont nous découvrirons l’entièreté le 19 octobre prochain, plus l’on comprend l’amour de Tamino pour Khalil Gibran qui pourrait s’illustrer comme tel  : 

Nous ne vivons que pour découvrir la beauté. Tout le reste n'est qu'attente.

Avec Tamino désormais, il n’y a plus bien longtemps à attendre.

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