Les victoires de la musique c’est ce soir sur France Inter à partir de 20H et jusqu’à 1H du matin. L’occasion de retrouver beaucoup d’artistes nommés cette année qui ont été portés, voire découverts, par France Inter. C’est le cas de Clara Luciani.

Clara Luciani, auteure-compositrice-interprète, le 27 septembre 2018 à Paris.
Clara Luciani, auteure-compositrice-interprète, le 27 septembre 2018 à Paris. © Getty / Edward Berthelot

Clara Luciani, nommée dans la catégorie « Révélation scène » avec son premier album sorti le 6 avril dernier en partenariat avec France Inter, qui a été incarné par cette première chanson « La grenade », parfaite synthèse du propos général de cet album orageux et lumineux à la fois. 

Féministe et ultra féminin.

On écoutera peut-être dans 10 ans, 20 ans « La grenade » et l’on saisira subtilement comment les jeunes femmes de 2019 pensaient, fières de se dresser dans le combat « mee too », et heureuses aussi de revendiquer leur liberté de rester dans une féminité conquérante.

« La grenade » est aujourd’hui un vrai tube, joué par toutes les FM, alors que nous la diffusions sur France Inter depuis plus d’un an...

En ce vendredi 8 février, Clara Luciani est nommée aux Victoires de la musique et publie une réédition de son album avec 4 inédits, 4 nouvelles chansons qui parachèvent ce travail que Clara Luciani a entamé sur l’idée même d’une condition féminine en mouvement perpétuel. 

Elle trimbale la mythologie iconique des stars de la pop. Femme fatale au sens velvetien du terme, prodigieusement photogénique, libre dans son corps comme le fut Hardy au temps des sixties. D’ailleurs, Clara Luciani, souvent interrogée sur le thème de la féminité dira :

Etre une femme aujourd’hui, c’est s’accepter comme on est, et être indulgente avec soi-même. Ne pas se demander l’impossible et trouver fabuleux ce que l’on fait déjà.

Clara Luciani est une lectrice passionnée d’Annie Ernaux, romancière qui a irrigué l’inspiration de son disque pour exprimer sa vision de la femme tout en puisant dans sa propre réalité. D’autres femmes se dressent inconsciemment dans ses chansons. Colette, Virginia Woolf, Georges Sand. Des femmes séductrices, conquérantes, animales et puissantes à la fois. 

Et lorsque Clara amoureuse choisi de magnifier la beauté, elle choisit Katerine pour inverser les rôles et se fondre dans une belle confusion des genres avec « Qu’est-ce que t’es beau », reprise du duo Lavoine/Ringer, avec un changement de rôle à la clé.

Dans ses inédits, Clara Luciani fait aussi allusion dans la chanson « Bovary » à l’archétype d’une femme éprise d’ennui,que l’amour charnel émancipe sur la voix du féminisme. Ce disque est à l’image de son titre « Sainte Victoire » : une mise à nue devant le miroir.  

Je suis nue devant le miroir, chante-t-elle. Ce strip-tease émotionnel, elle le prolonge dans son nouveau titre « Nue ». Ode à la féminité qui ne peut s’incarner que dans la quête de la vérité

Allez regarde moi/ Tu vois j’ai enlevé mes bijoux/ démaquillé le noir à mes yeux/ ôte le rose à mes joues et je viens nue vers toi

« Nue » l’un des 4 titres inédits présent dans la réédition de ce premier album de Clara Luciani, nommée ce soir aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation scène »

Les victoires c’est ce soir à la télévision sur France 2, mais aussi sur France Inter à partir de 20H et jusque 1H du matin, avec des hommages, des surprises, beaucoup d’invités, les gagnants et peut être même les perdants...

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