« The White Stripes/ The Complète John Peel Sessions (BBC Records/ Thirdman Records) » nous permet de retrouver les premiers pas du duo sur le vieux continent, lors de deux concerts enregistrés par nos confrères de la BBC en cinq mois d’intervalle, sous la houlette du maître de la musique : John Peel.

The White Stripes (Jack et Meg White) à Atlanta, le 20 juin 2003.
The White Stripes (Jack et Meg White) à Atlanta, le 20 juin 2003. © Getty / Frank Mullen / WireImage

En 2001, bien que les White Stripes aient déjà publié trois albums, ils bénéficient tout juste d’une distribution à hauteur de leur talent pour l’Europe. Meg et Jack White se présentent comme frère et sœur, ils viennent en réalité tout juste de mettre fin à leur mariage. 

Ils amènent avec eux l’effervescence de la scène de la ville de Detroit, un rock radical, mais à la différence d’autres groupes du cru, ils font dans le minimaliste en s’inspirant du courant d’art hollandais « De Stijl ».

Ils confient à qui veut l’entendre, que cet état d’esprit est aussi une ligne de conduite dans leur processus créatif, leur local de répétition est repeint avec 3 couleurs primaires, ils minimalisent la production sur scène et sur disque. « De Stijl » sera enregistré sur un magnétophone 8 pistes, où il tentent de trouver une adéquation géométrique avec leur musique.

Nous essayons de travailler avec des valeurs primaires et des formes simples, cercles et carrés... (Jack White)

Ils posent ainsi ce qui fera les bases de leur succès mondial. Les 28 titres de ce double album « The White Stripes/ The Complète John Peel Sessions (BBC Records/ Thirdman Records) », est un disque charnière  pour ceux qui voudraient comprendre pourquoi ce duo n’a encore aujourd’hui pas été détrôné.

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