Depuis trois ans le "colonel Ox", "le black desperado", celui que l’on nomme Oxmo Puccino, avance en solo genre guerrier "Star Wars"... la discrétion au service d’une nouvelle cause, et un nouvel album sorti il y a peu intitulé "La nuit du réveil".

Le rappeur Oxmo Puccino en concert dans le cadre de la Fashion Week, le 30 septembre 2019 à Paris
Le rappeur Oxmo Puccino en concert dans le cadre de la Fashion Week, le 30 septembre 2019 à Paris © Getty / Foc Kan / WireImage

Trois ans de presque silence pour, il le dit souvent  :

Prendre le temps nécessaire, détaché des vents tournants et des sirènes séduisantes ...

La curiosité chevillée à la langue, Oxmo Puccino fait depuis vingt ans des pas de côté, par exemple, et ce n’est pas exhaustif : en 2006, il publie « Lipopette Bar » chez Blue Note, le label de jazz, en collaboration avec The Jazzbastards. On le retrouve ensuite à Bogota, en compagnie de DJ Cream, lors d’une résidence avec les colombiens de Choc Quib Town. 

En 2014, il collabore avec le trompettiste Ibrahim Maalouf pour un projet autour de la pimpante Alice, de Lewis Carroll. Il lui arrive même d’écrire quelques chansons pour des artistes de variété, et bien sûr, pendant ce temps sortent ses albums solos où sa plume ne se tarit pas. 

Oxmo Puccino a vécu l’explosion du rap français au milieu des années 90, avec le collectif  Time Bomb qui avait une ligne éditoriale novatrice : l’accent était mis sur l’écriture et la liberté des samples musicaux. 

Oxmo faisait partie de la scène rap du 19ème arrondissement de Paris, avec Pit Baccardy ou les X-Men. C’était une époque où l’on essayait des choses, une certaine transversalité, avec toujours la rue en personnage de fond.

Son nouvel album, "La nuit du réveil" rend hommage à ce moment créatif. C’est un retour aux sources sans nostalgie mais avec cette idée que l’on n’est jamais obligé de faire comme les autres. 

En vingt ans, Oxmo Puccino a su drainer un public qui est aussi intéressé par son côté texte à la française, que par les sons qui lui permettent de porter sa prose. Un public qui est donc à l’image du rapeur : large. 

Pour ce dernier album, on retrouve Eddie Purple, son partenaire musical depuis 2010, De Phazz à la production, et des invités comme Orelsan, Caballero & JeanJass ou Gaël Faye.  

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