Judicieusement intitulé « Présence » on retrouve dans le premier album de ce garçon doux rêveur d'1m 92, le fameux « Sunset lover » son premier titre gratifié, tenez-vous bien, de plus de 350 millions d’écoutes et de vues cumulées !

Petit Biscuit aux Francofolies en 2017
Petit Biscuit aux Francofolies en 2017 © AFP / XAVIER LEOTY / XL

« Sunset Lover », son petit riff de guitare et sa voix bionique… De la douceur, et l’émerveillement d’un rêve adolescent prolongé, il y  avait tout cela dans ce premier titre onirique. Derrière l’apparente légèreté du morceau, s’écrit en fait un récit personnel impressionnant. L’histoire de Petit Biscuit, un garçon né à la frise du 21ème siècle qui illustre avec maestria la relation nouvelle qui est en train de s’instaurer entre la musique, sa consommation et ses adeptes. 

Pour Medhi Benjelloum alias Petit Biscuit tout a commencé dans sa chambre d’adolescent. Il a 12 ans et fait l’apprentissage autodidacte de ses premiers logiciels de programmation et d’enregistrement. Un ordinateur c’est déjà un home studio. Mais la différence se joue ailleurs. Petit Biscuit connait la musique. Violoncelle dès l’âge de 5 ans, puis le solfège. Enfin, le contact fasciné et spontané avec le piano et la guitare qui le mène peu à peu à imaginer son propre territoire musical. 

Lorsque Petit Biscuit parle de sa musique, il est d’abord question d’émotions, d’expériences vécues, impressionniste ou parfois très réalistes. L’album de Petit Biscuit est celui du mouvement. Le mouvement surnaturel d’une tournée mondiale qui l’a inspiré et qui fait de lui un débutant déjà célèbre. Il a ainsi puisé dans sa musique le goût du vertige, comme si cette présence en quatorze titres était celle d’un adolescent qui nous raconterait ce que c’est que de devenir adulte. C’est joyeux et mélancolique à la fois. Les couchers de soleils sont amoureux, l’ensoleillement est parfois bipolaire. 

Petit Biscuit c’est aussi l’histoire d’une identité double. A la fois rouennais, provincial et héritier lointain de parfums d’orient. Son père marocain lui a ouvert les portes des musiques du monde, lui qui aujourd’hui n’a qu’un seul territoire : le monde. Identité double musicalement aussi où l’organique et l’électronique font bien plus qu’un mariage blanc. Son nouveau titre « Waterfall » en collaboration avec le groupe australien Panama n’est qu’une facette d’un album qui nous renvoie aux rêves éveillés d’une génération partagée entre le spleen naturel de sa condition et la fierté d’être le futur de l’humanité.

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