L’album "McCartney III", paru le 18 décembre dernier, est la troisième partie d’un triptyque dont le premier volume -qui est aussi son tout premier album solo post-Beatles- a vu le jour, il y a 50 ans, en 1970.

Paul McCartney, auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste sur la scène du SSE Hydro le 14 décembre 2018 à Glasgow, en Écosse.
Paul McCartney, auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste sur la scène du SSE Hydro le 14 décembre 2018 à Glasgow, en Écosse. © Getty / Roberto Ricciuti / Redferns

« McCartney II » a suivi dix ans plus tard, en 1980.  

Pourtant quinze autres albums ont bien été publiés dans ces intervalles mais il s’agissait d’albums dont le musicien partageait la conception avec d’autres intervenants. Alors que sur ces trois disques susnommés, McCartney contrôle tout son travail, il est son propre producteur.  

Ce sont les circonstances de la pandémie mondiale qui ont amené l’ex-Beatle à publier ce disque qui n’était pas du tout prémédité au départ.  

Sa dernière livraison, « Egypt station », l'avait projeté en 2018 à la tête du classement des ventes d'albums aux Etats-Unis, un succès très récent qui ne prédisposait pas le musicien à sortir de nouvelles chansons avant quelques années.  

Mais voilà, comme tout le monde, Paul McCartney s’est retrouvé du jour au lendemain confiné chez lui, dans sa ferme du Sussex dans le sud de l’Angleterre.  

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Lorsqu’un musicien se retrouve confiné chez lui durant des semaines, on devine qu’il consacre l’essentiel de son temps… à la musique !  

Paul McCartney ne déroge pas à cette règle et a profité de ce temps suspendu pour retravailler d’anciennes chansons qui sont restées inédites, soit parce qu’il les considérait trop faibles pour figurer sur des albums ou tout simplement, parce qu’elles ne trouvaient pas leur place au moment du bouclage. Et parfois aussi, le temps lui manquait pour les terminer.  

Cet enfermement forcé lui a donné l’envie d’en créer de nouvelles.  

Comme il l’explique sur son site internet, cette situation vécue avec sa famille lui a permis de travailler tous les jours dans son studio :  

Je faisais de la musique pour moi-même, déclare-t-il, plutôt que de faire de la musique pour mon travail. J'ai donc fait les choses que j'avais envie de faire, sans jamais avoir l’idée que cela finirait en album ».  

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La naissance de cet album « McCartney III » est partie d’une musique de film sur laquelle le chanteur travaillait. Lorsque celle-ci fut terminée, il s’est demandé ce qu’il allait faire par la suite. Il a donc entrepris dans un premier temps d’enregistrer ces chansons retravaillées avec l’instrument sur lequel il les avait écrites chacune à l’origine puis il les a arrangées en ajoutant progressivement d’autres instruments. Et ce, toujours dans l’esprit de faire de la musique pour lui-même, uniquement par plaisir sans aucune arrière-pensée.  

Sur cet album, « McCartney III », il joue de tous les instruments lui-même en assurant à la fois le piano, le chant, la guitare, mais aussi la basse, la batterie et le mellotron. Et bien sûr, il a lui-même perfectionné les arrangements.  

D’ailleurs, c’est ce savoir-faire multi-instrumentiste qui fait de Paul un des pionniers du home-studio, où tout est fait à la maison.  

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« Winter bird, when winter comes » est une chanson qui aurait dû figurer sur l’album « Off the ground » en 1992 et qui trouve enfin sa place 28 ans plus tard sur « McCartney III », le disque d’une époque troublée dans lequel on retrouve la spontanéité de la voix d’un jeune homme de 78 ans qui semble pourtant ne jamais devoir vieillir.  

C’est donc un Paul McCartney mis à nu qui a transformé des circonstances inattendues en un instantané personnel.  

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Paul McCartney : album « McCartney III » (Barclay)  

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