Presque 5 ans, pour plonger ses oreilles dans « Yaamatelé » le nouvel album de Daara J Family.

Faada Freddy de "Daara J Family"  au WOMAD (World of Music, Arts and Dance), festival le 27 juillet 2018, Charlton Park, Malmesbury, Wiltshire, Royaume-Uni.
Faada Freddy de "Daara J Family" au WOMAD (World of Music, Arts and Dance), festival le 27 juillet 2018, Charlton Park, Malmesbury, Wiltshire, Royaume-Uni. © Getty / David Corio / Redferns

Faada Fredy et N’dongo D ne sont encore que des gamins, des copains de lycée quand ils forment leur groupe au milieu des années 90.  

Les compères vont réussir à imposer un rap chanté principalement, en wolof et en français, et à intégrer des instruments comme le balafon ou la kora. Cette particularité deviendra vite leur carte de visite. 

Le titre de ce nouvel opus « Yaamatele » est aussi le nom d’un personnage issu d’un dessin animé sénégalais qui a un écran de télévision à la place du ventre, comme une allégorie d’une société déshumanisée ou règne le tout technologique. 

Gaël Faye rejoint le duo sur ce titre, et il n’est pas le seul invité de luxe puisque le beat maker Kratos  du kinshasound et le guitariste guinéen Moh Kouyaté sont aussi au menu. 

Même si Le rap des Daara J s’est ouvert aussi aux sonorités du moment, un afro rap deux points zéro. Ils n’oublient jamais les harmonies vocales, le son des anciens, et la gouaille de la rue.  

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