Il y a quarante ans sortait un des albums culte et pivot de la discographie de Bob Marley : "Kaya".

Le 22 avril 1978, Bob Marley organise le One Love Peace Concert, à Kingston en Jamaïque, et réuni les deux opposants politiques sur scène : le Premier Ministre Michael Manley et Edward Seaga.
Le 22 avril 1978, Bob Marley organise le One Love Peace Concert, à Kingston en Jamaïque, et réuni les deux opposants politiques sur scène : le Premier Ministre Michael Manley et Edward Seaga. © Getty / Echoes

L’album Kaya est paru en 1978, il est le cinquième de la collaboration de Bob Marley avec le label Island, mené par Chris Blackwell. 

Ce disque a été longtemps décrié par les fans pour son côté pop, ce qui est vrai quand on le compare à Exodus, le précédent album du prophète jamaïcain. 

Pourtant, on y retrouve dix morceaux parmi les vingt enregistrés à Londres entre janvier et avril 1977, pendant les sessions d'Exodus. Le son est là, mais l’intention est différente. Marley décide à ce moment-là de séparer ces séances d’enregistrement en deux projets, bien distincts. Un franchement militant Exodus, alors que Kaya était résolument un disque pop, qui visait un public plus large. 

Mais avec Marley, la politique n’est jamais loin : à cette époque, la Jamaïque est au bord de la guerre civile, une répression militaire s’organise. Bob Marley vivait principalement en Angleterre suite à une tentative d’assassinat et il organise avec le Peace Movement, le One Love Peace Concert le 22 avril 1978, lors duquel il parvint à réunir sur scène les opposants politiques Michael Manley et Edward Seaga. 

Cette réédition de Kaya comprend deux disques : l’original et une autre version réalisée par un de ses fils Stephen Marley, qui pour l’occasion, a proposé un autre mix de ces chansons, en utilisant des enregistrements alternatifs de son père superposés à de nouveaux arrangements.

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